La Guinée et le Sénégal partagent une frontière mais pas la même vision pour la paix et le développement socio économique!

 

J’ai eu la chance d’être deux fois au Sénégal : du 16 juin au 15 Août 2014 et du 02 Janvier au 18 Février 2015. Au cours de mes séjours dans ce pays, j’ai pu remarquer, juger et même apprécier certaines de leurs habitudes sociales, auxquelles je suis sûr, permettront aussi à notre pays, la Guinée, de connaître la stabilité politico-sociale si nous essayons de les imiter. Le Sénégal est un pays en stabilité sociale et tout laisse croire qu’il demeurerait ainsi contrairement au nôtre qui n’a qu’une stabilité fragile, pire tout laisse penser que celle-ci peut se transformer en trouble à tout moment., Certes, ce pays n’est pas parfait, donc ses populations ne le sont guère non plus mais leurs bonnes habitudes leur poussent à accepter leurs différences, à se pardonner et à s’aimer, … Bref, ils vivent comme des frères et sœurs d’un même père en ayant les mères différentes.
CERTAINS DE LEURS COMPORTEMENTS

Tous les sénégalais se saluent à longueur de la journée en disant « Assalam aleykoun » qu’ils soient musulmans, chrétiens ou blancs. Il est évident qu’aucun peuple ne se comporte ainsi sans qu’Allah ne répande entre eux l’amour des uns des autres.
Ils se reconnaissent tous en une langue nationale, c’est qui cimente la compréhension en entre eux. Il est vrai que l’équation dont la résolution nous permettrait de nous reconnaître en une seule langue nationale semble improbable mais comme une langue s’est imposée fondamentalement dans chacune de nos régions, alors la mobilité des cadres et leurs familles et les étudiants entre elles,devrait favoriser notre entente. Hélas! L’un des obstacles est que certains parents refusent que leurs enfants apprennent les autres langues sous prétexte qu’ils leur protègent et même certains étudiants sans leurs géniteurs s’abstiennent de s’intéresser aux autres. Pourtant plus nous nous parlons, plus nous nous comprenons et moins il y aurait de soupçons et manques de confiance entre nous. D’ailleurs, personne n’a jamais regretté d’avoir appris une autre langue; et on peut entendre une autre sans perdre la nôtre. D’où il revient à nous les jeunes de faire en sorte que ce que notre pays a connu, est en train de vivre, ne se répète point dans le future. Il y va dans l’intérêt de chacun de nous. Comment pourrions-nous fonder une nation dans la haine et le mensonge? Comment serions-nous des bons voisins si nous ne nous faisons guère confiance ?

La politique et ses politiciens sont relégués au deuxième plan pour les sénégalais et c’est pourquoi, ils ne pensent guère à brûler leur pays pour eux bien que chacun d’entre eux a un parti ou milite pour un. Là-dessus, c’est clair qu’aucun peuple n’abandonne toutes ses activités pour uniquement faire la politique sans qu’il ne soit anéanti par elle car il pensera qu’il est malheureux à cause d’elle et de ceux qui la font. Un pays a certes besoin de bons politiciens pour l’élaboration des plans cohérents dans tous les domaines de son économie mais il lui faut aussi certains qui les mettront en œuvre. On aura beau les experts en tous mais la force l’économie d’un pays dépendra toujours et fondamentalement de sa production et qui parle de production, entend par là, le travail. Comment pourrions-nous lutter contre notre pauvreté, si nous n’avons que des politiciens, pires ethnocentristes qui l’appliquent dans sa plus inquiétante forme et qui sont accompagnés par nous les jeunes, qui avons abandonné tous pour leur suivre dans leurs folies et sommes les instruments de destruction de tous?
Ils ne sont pas à l’abri de besoins puisqu’on y voit par exemple un bus transportant plus de personnes que sa capacité mais la différence est qu’ils savent entretenir leurs biens. Chez nous, on n’en a pas beaucoup comme eux et en plus, si on n’est pas content, on les détruit dans nos différentes marches politiques, revendications syndicales ou les bêtises des élèves et étudiants et on oublie ainsi qu’au lieu d’augmenter le nombre, on est obligé de tout reprendre.

Les sénégalais se facilitent les choses : si un conducteur fait une mauvaise conduite par exemple, la victime n’insulte pas sa mère ou son père, ils s’excusent seulement. Il en est de même quand un piéton traverse imprudemment la route. Bref, ils aiment s’aider au lieu de se compliquer la vie et respectent beaucoup les vieux, les enfants et les femmes. Chez nous, ceux qui nous gouvernement n’ont pas pitié de nous et nous sommes pires entre nous.
Je n’ai jamais entendu à la télé, à la radio, dans la rue, au marché,… un seul sénégalais qui s’est posé la question ne serait-ce une seule fois sur l’ethnie ou la religion d’un seul responsable politique ou de son voisin. On dirait que ces morts ont été enterrés chez eux.
Enfin, leurs politiciens ne font guère la politique politicienne car quelles que soient leurs divergences d’opinions, ils pensent toujours enfin à leur pays et leur président et ses ministres travaillent sérieusement pour tous les sénégalais sans aucune distinction et ça visiblement depuis fort longtemps. Ils ont ainsi suffisamment de l’eau, l’électricité et beaucoup des routes bitumées parce que depuis leur indépendance, les présidents et les gouvernements successifs n’avaient pas fait que jouer et faire la politique.

Ibrahima Kandja Doukouré

 

1 commentaire
  1. diop dit

    Marci pr cette bel remarque, vous étés intelligent et
    Très heumble ,tout près n’est pas loin au lieu
    de prendre des exemples aux suisses ou japonais que les guinéens ne connaissent pas le Sénégal cette tt n’est pa parfait mai immittez les leurs bn comportent benefik pr votre pays ,vise versa pr nous sénégalais aussi.

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