Être régulier, c’est être conforme à la règle

 

Partie A : La Surdité simplifie grandement les Choses

La poule est forcément venue avant l’œuf (c’est démontrable), et l’opposition radicale en Guinée, n’y peut Rien !!! Les mouvements browniens habituels (subterfuges de perdants), destinés pour la énième fois,à enflammer les médias (et l’opinion nationale et internationale), ciblent cette fois-ci le ‘’faux – ordre’’ entre la Présidentielle, et les Communales en République de Guinée.

La CENI a fait son travail ; le vote en son sein a été démocratique (à Kindia, comme ailleurs), et quinze de ses membres ont majoritairement adopté l’ensemble des mesures, qui alimentent depuis quelques jours, ce faux paradoxe, que l’on voudrait tourner en mayonnaise, pour générer une tempête (dans un verre d’eau …désespérément VIDE).

Quelques rappels utiles :

-La première CENI, naguère bien accueillie, fut dirigée par Feu Ben Sékou Sylla très avisé, mais qui avait à faire dans son équipe, à plus forte partie!

Nous reparlerons inch’Allah, plus tard du bilan d’époque de l’institution ;

-En 2010, pendant la transition (avec le Général Konaté), la question fut posée de choisir entre une CENI politique et une CENI administrative…, et le vote avait penché pour une CENI politique mais, au lieu d’y faire élire des personnes compétentes et patriotes, nos opposants avaient choisi leurs proches biologiques ou politiques, pour perpétuer les gabegies et les détournements, initiés en 1984 et interrompus depuis le 2ème tour de la présidentielle de 2010 ;

-La CENI actuelle, fut mise en place en Novembre 2012 et sa recomposition paritaire avait été ‘’EXIGEE’’ par l’ opposition radicale guinéenne(regroupée au sein de l’alliance pour la démocratie et le progrès), qui avait fait vœu de s’engager à assurer sa participation large à l’institution chargée de veiller à des élections inclusives, transparentes et crédibles ;

Pour nos activistes qui ne sont jamais satisfaits en Guinée :

« Combien faudra-t-il de CENI, pour sortir des querelles partisanes stupides, qui enlisent, ou qui entravent les courageuses et nécessaires réformes lancées par l’Intègre Président Alpha Condé, pour développer notre pays »?

Tout ce qui marche ailleurs, quelle que soit la latitude, est continuellement discrédité et vilipendé en Guinée, par ceux-là mêmesqui n’avaient fait que brader ou détruire les acquis du premier régime, en instituant pendant la deuxième République, la corruption mafieuse et la liquidation physique de tout patriote susceptible de gêner leurs détournements.

Ils ont tranquillement investi dans des pays étrangers et sont revenus créé des partis politiques, pour ne jamais rendre compte de leurs gestions ; et maintenant, ils choisissent de saboter la démocratisation par des manœuvres incessantes plus encore plus sournoises le lendemain que la veille.

Partie B : La régularité implique la clairvoyance

Le lecteur trouvera dans cette partie, quelques documents glanés ici et là, susceptibles de l’éclairer, et de juger avec toutes les autorités en cause, que notre CENI sait parfaitement dans quel ordre placer les charrues et les bœufs.

10 Mars 2015 : Points saillants de la rencontre de Kindia sur l’organisation des élections :

Du chronogramme de l’élection présidentielle

  1. L’élection présidentielle est prévue le 11 octobre 2015.
  2. L’installation des démembrements (CECI, CEPI, CESPI et CEAMI) est en cours et sera terminée à la date du 23 mars. Les membres de ces structures déconcentrées de la CENI prêteront serment le 24 mars 2015.
  3. La révision, à titre exceptionnel, des listes électorales démarrera le 24 avril 2015 et s’étendra sur 40 jours pour le territoire national et 30 jours pour les Ambassades et Consulats à l’étranger.
  4. Quatre mille opérateurs de saisie seront recrutés dans les prochains jours pour les travaux de révision.

5.Les trois mois suivant la fin de cette opération seront consacrés à la remontée des données et le dédoublonnage, la production de la liste électorale provisoire, la production des cartes d’électeurs et leur distribution, la gestion des candidatures et la campagne électorale.

Des élections communales

6.Les élections communales sont prévues pour la fin du premier trimestre de 2016.

7.La CENI déclare avoir déjà accompli plusieurs étapes techniques dans la préparation de ces élections. Toutefois, elle se dit ne pas être en mesure de fixer une date précise pour ces consultations en raison des contraintes administratives ci-après :

Le nombre de Conseillers à élire par commune doit être fixé par le Ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation en tenant compte de la démographie.

Le nombre de magistrats disponibles (311) reste insuffisant pour gérer les candidatures au niveau local et présider les commissions de vote dans les 345 circonscriptions concernées.

8.La CENI a informé les participants que la fixation de la date précise des communales reste tributaire de la levée de ces contraintes qui ne relèvent pas de ses attributions.

De la nouvelle cartographie électorale

9.Le département des opérations a présenté les statistiques et la nouvelle cartographie électorale réalisée par ICD. Cette opération a permis de transférer au total 122 103 électeurs dans le but de les rapprocher de leurs bureaux de vote. La répartition de cette réorganisation se présente comme suit :

Mamou : 28469 ; Conakry : 21100 ; N’Zérékoré : 13901 ; Labé : 13793 ; Kindia : 12426 ; Faranah : 11810 ; Kankan : 11596 ; Boké : 9011

Les statistiques globales se présentent ainsi qu’il suit :

Electeurs : 5 206 118 ; nombre de quartiers/districts : 3479 ; nombre de secteurs/villages : 14781, nombre de bureaux de vote : 13653

10.A l’étranger, les circonscriptions concernées sont les suivantes : Mali, Sierra Léone, Libéria, Côte d’Ivoire, Angola, Gabon, Guinée Bissau, Sénégal, Maroc, Gambie, Nigéria, Pays-Bas, Allemagne, Espagne, Belgique, France, New York et Washington. La population électorale pour l’ensemble de ces Etats est de 111 470.

Des nouvelles mesures de transparence

11.Le département Transparence a partagé les règles visant à garantir l’intégrité et la transparence du processus électoral. L’accent a été mis sur :

La mise en place d’un Comité Inter – parti en charge d’organiser des rencontres périodiques avec l’ensemble des parties prenantes autour des informations électorales

La responsabilisation des démembrements de la CENI dans toutes les opérations sensibles du processus : révision des listes, réception et distribution des cartes d’électeurs, totalisation des résultats. Cette modalité permettra de garantir qu’aucune autorité administrative n’interfère dans le processus

La fiabilisation des calculs des résultats. Désormais, tous les résultats de vote seront totalisés avec des machines à calcul manuel et sur le lieu du vote. Aucun logiciel préinstallé ne sera utilisé pour cette tâche

La facilitation de l’accréditation des observateurs de courte ou longue durée pour superviser les élections.

Points de discorde

12.Le Président de la CENI s’est retiré de la salle après son allocution d’ouverture et l’annonce des dates prévues pour les deux élections. Les représentants de l’opposition ont interprété cette attitude comme un mépris à l’égard des délégués. Par la voie de leur porte-parole, Aboubacar Sylla, ils ont rejeté l’annonce de l’ordre des élections et ont quitté la salle en menaçant de se faire entendre par d’autres voies.

13.Les délégués de l’opposition extraparlementaire et du Bloc de l’opposition constructive (BOC) ont insisté pour que la CENI précise les raisons pour lesquelles il n’est pas possible d’organiser les communales avant la présidentielle alors même que toutes les opérations techniques complexes avaient été bouclées. La réponse a consisté à rappeler les contraintes administratives énoncées plus-haut : fixation du nombre de conseillers indépendante de la CENI et insuffisance de magistrats par rapport aux besoins.

A la question de savoir quel délai était requis pour organiser les communales si ces deux contraintes administratives étaient levées, il n’y a pas eu de réponse précise.

14.Les délégués de l’opposition extraparlementaire ont contesté la création, par décision du Président de la CENI, d’un Comité Inter Parti, composé de huit (8) commissaires de la CENI. Ils ont encouragé les parties prenantes à plutôt privilégier l’opérationnalisation des comités de suivi et de veille qui avaient été institués par le dialogue politique. La CENI a répondu que les structures recommandées par le dialogue politique dépassaient son champ de compétence et qu’il lui était loisible de créer en son sein tout cadre d’échange concourant à la bonne conduite du processus électoral

II / Observations et argumentaires de l’autorité publique

  • Nous respectons la décision de la CENI dès lors qu’elle a été prise à la majorité de ses membres, et qu’elle respecte la Constitution, les principes démocratiques et les règles de transparence.
  • Nous notons que la CENI a fait le choix de programmer la présidentielle avant les communales afin de respecter les délais constitutionnels fixés pour organiser la présidentielle :

-La Constitution (article 28) prévoit que l’élection présidentielle soit organisée au plus tôt 90 jours et 5 ans, et au plus tard 60 jours et 5 ans, avant la date de prestation de serment du Président, qui a eu lieu le 21 décembre 2010 : soit avant le 18 octobre 2015. C’est une date butoir non négociable, c’est un impératif constitutionnel et démocratique pour continuer à consolider notre démocratie.

-Selon la CENI, il est impossible d’organiser à la fois les communales et la Présidentielle dans l’intervalle de temps qui nous sépare de la fin du mandat actuel du Président de la République. Si nous commençons par les communales, il n’y a aucune chance d’organiser la présidentielle dans les délais constitutionnels.

-Il n’existe pas de disposition particulière exigeant que les élections communales se tiennent avant la présidentielle. Par ailleurs, les élus locaux étant en place depuis 2005, sur la base de quel calendrier cela serait-il exigé ?

  • Appui extérieur : la Guinée est engagée dans un dialogue actif avec ses partenaires extérieurs concernant l’appui technique et financier nécessaire pour garantir un processus électoral transparent, juste et intègre. 2015 doit être un nouveau test réussi pour notre jeune démocratie.
  • Appui du Gouvernement : le Gouvernement apportera son appui à la préparation des élections en fonction des demandes de la CENI, et comme prévu par la Loi.
  • Accord du 3 juillet 2013 :

Il fut signé par la mouvance présidentielle, l’opposition, le gouvernement, les facilitateurs, la CENI et des diplomates. Il ne contient aucun engagement à organiser les communales avant la présidentielle.

  • Il faut sortir de ce débat stérile et se poser les questions essentielles :

-Premièrement, la Guinée doit organiser sa présidentielle avant la date butoir fixée par la Constitution. Cela n’est pas négociable, c’est impératif, au nom de la démocratie.

-Deuxièmement, est-il possible d’achever toutes les étapes nécessaires aux élections communales puis présidentielle avant la date butoir et intangible de la présidentielle et de la fin de la légitimité du Président de la République ? La réponse de la CENI est non.

-Troisièmement, le renouvellement des représentants communaux est-il indispensable à la bonne tenue de l’élection présidentielle ? La réponse de la CENI est non. Les maires ne sont pas chargés de distribuer les cartes d’électeurs, et la CENI vient d’annoncer la mise en place d’un système de transparence dont ils sont totalement exclus.

-Enfin, sur les 342 élus locaux, 314 ont été élus en 2005 à une époque où nous étions dans l’opposition…

  • Renforcer notre démocratie, pas l’affaiblir :

-Il serait totalement irresponsable et anti-démocratique d’empêcher l’organisation de l’élection présidentielle à la date prévue. Ne tombons pas dans cet écueil.

-La Guinée, les Guinéens veulent poursuivre leur marche en avant.

-Nous appelons tous les citoyens guinéens, tous les représentants des formations politiques, sans aucune distinction, à faire de cette prochaine élection présidentielle une réussite et une fierté pour notre Nation. Œuvrons ensemble pour renforcer la transparence et la démocratie.

  • Manifester :

-Manifester est un droit fondamental que l’Etat respecte et protège avec la plus grande attention, et qui doit être exercé par les citoyens et les formations politiques dans le strict respect de la Loi. Exercer sa liberté de manifester ne doit pas se faire en bafouant la liberté et la sécurité d’autrui. C’est aussi ça l’apprentissage démocratique que les Guinéens doivent continuer à faire. L’Etat a aussi le devoir d’assurer l’ordre public et la sécurité de tous. C’est son rôle de puissance publique.

-Ce n’est pas la violence qui accompagne les marches qui feront avancer la Guinée.

-Enfin, la stratégie de blocage de l’opposition va à contre-courant de la grande majorité des Guinéens qui veulent aller de l’avant. Notre Nation a suffisamment de vrais combats à mener.

Par Cissé Oumar de Bma

Tel de www.actuconakry.com :+224 622 56 56 67

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