L’opposition et de la majorité s’engagent à dépolitiser la question d’Ebola

Les représentants des partis politiques s’engagent à dépolitiser la question de l’Ebola afin de venir à bout de la pire crise sanitaire que la Guinée n’ait jamais connu. Ils l’ont déclaré ce matin lors du Forum des Forces Vives de Guinée organisé par la Mission d’Urgence des Nations Unies pour la lutte contre Ebola (UNMEER).

« Nous savons à quel point, sur la base des expériences de lutte contre la polio par exemple, il est plus facile de passer de 100 à 10 cas que de 10 à 0 », a dit Ismail Ould Cheikh Ahmed, Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU et Chef d’UNMEER. « Le relâchement est donc notre pire ennemi. Si les communautés cessent d’être vigilantes et stoppent leur surveillance active, si les bailleurs de fonds se tournent vers d’autres priorités et si les efforts de la riposte sont abandonnés trop tôt, la sous-région risque de voir le virus rebondir ».

« Nul mieux que vous ne peut ressouder les communautés et les amener à relever un défi commun. J’appelle ainsi l’ensemble des Forces vives de la Guinée à œuvrer davantage pour atteindre l’objectif de zéro cas et montrer à l’Afrique de l’ouest, et au monde, sa capacité à répondre à une telle épreuve. Vous avez ainsi une responsabilité historique. L’histoire retiendra que l’esprit d’union qui souffle sur ce forum aujourd’hui a fait la différence dans cette bataille ».

« Une telle volonté d’ordre national pourra aisément préserver la Riposte à Ebola de tout caractère politique et convaincre les secteurs de la société guinéenne  de s’associer à la Riposte indépendamment des clivages », a souligné Abdou Dieng, Chef d’UNMEER en Guinée. Il a ajouté qu’’il semble que les Guinéens soient déjà convaincus de dire ‘non aux combats politiques autour d’Ebola, mais oui à la politique de combat contre Ebola’.’

Ould Cheikh Ahmed a aussi rappelé le rôle de la communauté internationale grâce auquel le scénario catastrophe a été évité. « La mobilisation mondiale pour la réponse d’urgence à court terme a été énorme », a-t-il dit. « Le même élan devra être maintenu pour répondre aux effets à long terme de l’épidémie d’Ebola.

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