D’Ebola phobie à la Criminalité : Quand deux maux se rencontrent, le mal le moindre se met à l’imparfait.

Je refuse de me poser la question : pourquoi être guinéen ? Je refuse également de croire qu’être guinéen c’est être condamné de souffrir. Cependant je n’arrête pas de me poser la question suivante : Pourquoi la Guinée Conakry a l’équation la plus compliquée au monde ? Oui ! À mon avis, cette question à tout son pesant d’or. Car, même l’homme le plus puissant au monde, Barack Obama, Président des USA commence à avoir des problèmes dans la résolution de l’équation guinéenne. Comme pour dire, qu’en Guinée, contrairement aux autres pays où l’équation n’a qu’une seule inconnue (MAL), celle guinéenne en a trois : MAL-HUMEUR-RUMEUR.

Lorsque chez les autres, face à une épidémie (mal), on fait taire tous les différends pour chasser l’ennemi commun qui est le « MAL », ici en Guinée, face à une épidémie, on ressuscite tous les différends pour enfoncer le couteau dans la plaie. C’est exactement en ce moment, qu’on assistera à la formation de trois sous groupes de front : le premier dans le rôle de front commun pour chasser le « MAL », le deuxième dans le rôle de front commun pour briller par les « HUMEURS » pour des intérêts égoïstes ou pour des considérations subjectives, et le troisième groupe assorti du deuxième groupe dans le rôle des marchands de « RUMEUR » pour véhiculer les fausses informations, avec pour seul objectif : créer la psychose ou l’embrouillamini total au sein des pauvres populations.

Sinon, comment pouvons-nous comprendre qu’à date, que le Libera et la Siéra Léone soient moins inquiétants que la Guinée dans la lutte contre Ebola ? J’ai une certitude mathématique que le meilleur des conseils est celui qu’on se donne soi-même et la meilleure des expériences est celle qu’on acquiert soi-même, car notre comportement, notre façon de penser varient suivant nos expériences. Ceci dit, que chaque guinéen doit faire de la lutte contre Ebola et de la lutte contre la criminalité son problème personnel. L’une des meilleures façons de vaincre le mal est d’être plus armé que lui. Au mal il faut faire du mal. Pour réussir à faire du mal au mal, il faut réussir à isoler le mal. Cet isolement passe nécessairement par une prise de conscience, par un sursaut national et par un sacrifice pour la cause de l’autre, surtout quand cette cause est juste et noble. Le guinéen doit accepter d’être un garde du corps pour le guinéen. Quand le malfaiteur sait que chaque guinéen est un garde du corps pour son prochain, il réfléchira deux fois avant de s’attaquer à un guinéen pour lui ôter sa vie.

Quelque soit le dispositif ou la puissance sécuritaire d’un Etat, il ne pourra jamais faire suivre individuellement par un garde du corps tous ses citoyens pour assurer leur sécurité. Du moment où on peut circuler seul, où on peut se retrouver seul par moment à des endroits isolés, où on peut être logé seul et à des endroits quelque fois situés à des dizaines de kilomètres des commissariats sans garde du corps, on peut être sûr d’être en danger. Il doit donc avoir un code et une complicité très élevés entre les habitants d’une même localité pour que soit observé et appliqué la devise suivante : « Dans notre quartier on peut rentrer sans le mal et ressortir sans le mal, mais on ne peut jamais rentrer avec le mal, ni ressortir avec le mal. Tous pour un, un pour tous ».

Du moment où on ne sait pas quelle sera la nouvelle localité victime des rumeurs d’Ébola phobie et qui sera la nouvelle cible des tueurs ? Chaque localité ou chaque guinéen doit alors se considérer éventuellement comme la nouvelle cible pour dire non à ces pratiques sorcières et inhumaines exposant la vie de nos enfants et notre propre vie en danger. Car, nombreux sont ceux qui ont perdu leur vie et nombreux sont nos enfants, frères, sœurs etc….. qui sont gravement blessés et qui ont leur vie en danger pour cause des rumeurs d’Ebola phobie (pompeurs croix rouge) dans les écoles.

Pour finir, je pense et dis ceci : Il n’y a que trois options pour affronter la vie :

a-Être plus armé qu’elle, on sort vainqueur.

b-Être à armes égales qu’elle, on n’est ni gagnant ni perdant.

c- Être moins armé qu’elle, on sort perdant et on n’a plus une raison de vivre.

Acceptons alors d’être plus armés que l’Ebola phobie et la criminalité afin de vivre dans la paix du cœur. A cœur vaillant, rien d’impossible!

Pr. Guillaume Hawing, Conférencier d’Honneur.

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