Infrastructures : Dabola-Kouroussa,Les dessous d’une ironie au détriment des populations

On commence à lire peu à peu dans les agissements du ministre Traoré des Travaux publics, au sujet de la route Dabola-Kouroussa dont la réhabilitation ne figure certes pas dans le budget de cette année, mais se pose en termes d’urgence, et d’impératifs à la fois électoraux et de développement. A l’entreprise choisie de se débrouiller pour réunir le financement, l’Etat la remboursera une année plus tard.

Tenez, suite au numéro du mardi 10 février de l’émission « Les Grandes Gueules » de la Radio Espace Fm, le ministre Traoré, a convoqué huit entreprises intéressées par cette route, à une réunion à son cabinet. Pour leur parler des changements intervenus dans le marché de sa réhabilitation.

A la surprise de plus d’un, il a notifié qu’il s’agit désormais d’un marché éclaté en deux lots, c’est-à-dire, un lot allant de Dabola à Cissela et un second de Cissela à Kouroussa, du moins jusqu’à 10 km avant Kouroussa-centre. Ensuite, il annoncera qu’en lieu et place d’une réhabilitation, qu’il s’agira désormais d’une semi-réhabilitation.

Il dira que pour des raisons de trésorerie, l’Etat guinéen lève désormais cette option, c’est-à-dire du bitume sur la latérite, point barre !

Que cela dure six mois ou moins, c’est le cadet de ses soucis. Ce qui compte, c’est la possibilité que cela laisse de signer des avenants et de s’en mettre pleines les poches. Le reste, c’est de la Roupie de Sansonnet !

Justement, de toute vraisemblance, le ministre Traoré est résolument engagé dans cette voie de nos jours. Foulant au pied ou ignorant superbement les termes du document de base transmis à son département par le ministère de l’économie et des finances, dans lequel il est spécifié les contours du marché, avec en bonne place, l’indication claire d’une réhabilitation.

Aller à une semi-réhabilitation, c’est suicidaire, c’est budgétivore. Parce qu’il s’agira d’un travail fait à l’as de pique, qui ne tiendra pas plus de six mois, après c’est pour recourir aux avenants.

Quantité d’entreprises dénoncent ce changement brusque de règles, et des manœuvres douteuses. Par ailleurs, de sources dignes de foi, le ministre manigancerait pour octroyer le premier lot à une entreprise chinoise. On soupçonne déjà des dessous de table.

Si cela s’avérait, Mohamed Traoré qui a déjà attribué la semi-réhabilitation des routes Mamou-Dabola et Mamou-Faranah, à des entreprises chinoises, serait dans un élan d’asphyxie des entreprises locales. Mais il n’en a cure ! Et si ses intérêts sont ailleurs…

Aboubakry

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