Un journaliste molesté par le commandant de la gendarmerie de Kipé

 

A la mi-journée de ce lundi 02 Février, comme tout bon journaliste, le journaliste Moussa Tatakourou Diawara, qui collabore avec notre site, est tombé sur une histoire d’objets volés appartenant aux chinois qui construisent la Cité Plazza Diamonds, à Kipé Centre Emetteur.

Des éléments de la brigade de recherche de Kipé, voulaient procéder à l’arrestation de commerçants, installés dans les alentours, sur qui pesaient des soupçons. Des objets volés auraient été retrouvés chez certains d’entre eux.

C’est alors que notre reporter s’est aussitôt intéressé à ce qui se produisait sous ses yeux. Sa présence sur les lieux, en ce moment précis, dérange et fâche. Ce qui conduit les éléments de cette gendarmerie à lui demander de quitter les lieux. Une injonction à laquelle Moussa Tatakourou ne se soumettra point, étant donné qu’il était fondé de pouvoir de s’intéresser en tant que journaliste à ce qu’il observait.

Il n’en fallut pas plus pour qu’il soit cueilli, arrêté, malmené, conduit à ce poste de gendarmerie. C’est là qu’il recevra de derrière un violent coup de pied du commandant lui-même, Commandant Sidibé. Un coup qui le mettra KO, puisqu’il tombera drue, évanoui, inconscient un long moment.

C’est plus d’une demi-heure après, qu’il sortira de sa torpeur, son pantalon et ses chaussures enlevés, son sac confisqué. Un traitement inhumain et dégradant pour un journaliste dans l’exercice de sa profession.

Suite à une intervention de confrères amis, il sera remis en liberté après plus de deux heures de garde à vue, dans un état second, le visage défait, le regard embué de pleurs, choqué, indigné.

A mosaiqueguinee.com, où il travaille, nous condamnons avec la dernière énergie cette barbarie sans nom, exercée sur un journaliste et disons que ceux qui s’en sont rendus coupables, doivent être punis conformément à la loi en la matière.

Moussa Tatakourou a déjà saisi une juridiction de la place et portera plainte demain contre le Commandant Sidibé pour coups et blessures, violences et voies de fait sur un journaliste dans l’exercice de son métier.

Aboubakri

Les commentaires sont fermés, mais trackbacks Et les pingbacks sont ouverts.

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que cela vous convient, mais vous pouvez vous désabonner si vous le souhaitez. Accepter Lire plus