Scientifique guinéen M. Guillaume Hawing, depuis le Royaume Chérifien, cadre Tibou Camara et Siaka Barry

Le jeudi 27 Novembre 2014 quand je parcourais certains sites d’informations, j’ai été désagréablement surpris de lire les attaques, les droits de réponse et les contre-attaques des sieurs : Tibou Camara et Siaka Barry, tous jeunes hauts cadres de l’Etat  guinéen.

Après lecture des sieurs Tibou et Siaka, plusieurs questions se bousculaient dans ma tête dont les plus saillantes sont : Ces deux messieurs connaissent-ils le sens de l’Etat ? Mesurent-ils la potée d’un post de responsabilité de l’Etat ? Connaissent-ils le danger de l’écrit surtout quand il est archivé ?

Pour  avoir occupé successivement d’importants postes jusqu’à devenir  Ministre Secrétaire Général à la Présidence ou pour avoir été simplement un Directeur général, National ou responsable d’une structure quelconque de l’Etat, on ne doit plus paraitre comme un vulgaire Monsieur: ni dans le parler, ni dans le comportement, ni au pire des cas dans l’écrit. Car tout ce que nous devons poser doit être proportionnel à la responsabilité que nous incarnons ou que nous avions incarnée, car en tout haut cadre il y a l’effet miroir, c’est-à-dire le pays et ses intellectuels peuvent être lu à travers lui.

Messieurs, à la lecture de vos attaques et contre-attaques, on comprend tout sauf l’essentiel.  A mon avis, l’essentiel n’est pas de montrer à l’autre qu’on est meilleur à lui ou qu’on maitrise les contours de la langue de Molière plus-que lui, ou pire qu’on est issue d’une famille ou d’une ethnie plus noble que la sienne. L’essentiel dans un écrit est ce qu’on peut tirer de positif ou ce qu’on peut retenir comme bonne leçon après lecture. En réalité,  après lecture de vos articles, tout ce qu’on peut retenir de bon : est le regret d’avoir pris le temps de les lire. Permettez moi de vous dire que vos articles incitent à la haine, à l’ethnocentrisme, à la division, au mépris, à l’étalage de connaissance et à l’adversité ethnique.

Ces articles qui sont destinés essentiellement au peuple de Guinée et plus particulièrement à la jeunesse guinéenne, si ce peuple avait à vous décernez des mérites, je suis convaincu qu’il vous aurait décerné « un Prix Nobel de  la haine ».

Pour votre gouverne, la jeunesse guinéenne n’a plus besoin de ses guéguerres et de ses adversités non progressistes, de ses critiques infondées et ethnocentristes, ou de ces français à contours multiples. Cette jeunesse a plutôt besoin d’une adversité progressiste, des propositions concrètes, d’un regard dans la même direction, d’un partage ensemble des moments de peine et de joie, d’une compétitivité sous-régionale, régionale et internationale et enfin  elle a besoin  de vivre  en plein  temps d’action de ce qui leur avait été dédié par le Chef de l’Etat « Je dédie mon mandat à la jeunesse et aux femmes ».

Mes Chers Tibou Camara et Siaka Barry,

Cette jeunesse guinéenne est largement en avance sur vous, car pendant que vous, vous faites la guerre des mots, vous vous blessez  avec les mots, cette jeunesse   continue à se battre, à se former, à combattre Ebola et à faire preuve de maturité à des postes décisifs de l’Etat. Comme pour dire que le Président Alpha Condé ne s’est pas trompé en dédiant son mandat à cette jeunesse.

Voulez vous ramenez cette jeunesse à des périodes où obtenir un poste de Ministre par un jeune était semblable à arracher un lionceau sous les griffes de sa mère ? Chers amis, ne donnez plus cette impression à la jeunesse, car dans un passé proche de ce pays, nous avons trop souffert de l’ombre de certains jeunes pour d’autres.  Désormais, il faudrait que les mérites parlent, il faudrait que certains arrêtent d’être un arbre qui cache la forêt !

Pour finir moi je dis ceci : Il est bon de s’avoir qu’on écrit pour le présent et pour le futur, qu’on n’écrit pas pour soi mais pour les autres, donc l’écrit est une œuvre. Autant une œuvre peut nous immortaliser, autant elle peut aussi effacer toutes les traces de notre existence, car l’écrit est une parole maquillée par le dessin de la réflexion, et comme le disait  Blaise Cendras  « écrire ce n’est pas vivre, mais peut être survivre » soyons donc en harmonie avec ce qu’on dit, ce qu’on fait et ce qu’on écrit pour que notre existence soit utile à la génération  présente et à celles à venir.
Guillaume HAWING pour www.Actuconakry.com

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