Kouroussa et son futur proche selon Cassidy

« Mon ambition est de faire de l’exploitation minière de Kouroussa, une mise en valeur unique au monde ». Voilà une promesse à la tonalité sans équivoque, et qui sonne comme un véritable défi à relever. M. Ben Koozen, Directeur de la Société minière ‘’Cassidy’’, parce qu’il s’agit bien de lui, est de la classe des expatriés dont l’étonnante simplicité voile de plus en plus mal le sens et la valeur des ambitions qu’il nourrit pour la Guinée en général, et pour la préfecture de Kouroussa en particulier.
Installée dans la ville de Kouroussa depuis seulement le 17 mars 2014, la Société aurifère ‘’Cassidy’’ soucieuse de la protection de l’environnement, a déjà commencé de s’éloigner des sentiers battus en s’orientant vers une exploitation souterraine de l’or. Accueilli déjà comme un ballon d’oxygène par la population de la localité dans sa large majorité, ce projet comprendra deux phases d’exploitation : la première qui s’étendra jusqu’à 7 ans, où les puits d’extraction pourront aller jusqu’à 450 m de profondeur, et la deuxième phase qui se poursuivra jusqu’à 1000 m de profondeur. A ce niveau, la question de se faire plus précise : quels peuvent être les impacts négatifs de ce projet sur la communauté ? A mains nues, M. Ben Koozen de rassurer qu’une exploitation souterraine qui va jusqu’à 1000 m de profondeur, suppose que toutes les activités d’extraction se font en dessous et n’ont en conséquence, aucun impact négatif sur la surface, sans omettre que les sites d’exploitation sont situés à des kilomètres en dehors des villages.
C’est ce qui selon le Directeur du projet, traduit dans les faits, qu’il n’y aura aucun risque l’environnement et sur la vie traditionnelles des communautés. S’agissant maintenant des retombées de cette exploitation pour les populations de la localité, l’orateur souligne que cela ne fait l’ombre d’aucun doute.
Déjà une des actions qui fait l’écho dans la cité : la reprise, pour des fins de rénovation et d’extension de la clinique ‘’Hamana’’ appartement à un des fils du terroir, par la Société ‘’ Cassidy ‘’. Cet établissement sanitaire qui reçoit et traite non seulement le personnel de la Société mais aussi les autres populations de Kouroussa, comprend : une salle de préparation, une salle d’observation, un bloc opératoire, un bureau pour la pédiatrie, un laboratoire, une maternité, une salle d’isolement pour des cas suspects d’Ebola, une pharmacie, onze (11) salles d’hospitalisation et des bureaux pour l’administration. Il faut se presser pour dire que tous les soins administrés aux patients sont gratuits et supportés par Cassidy.
Sur le site d’exploitation, la Direction emploie, en attendant le lancement de l’exploitation proprement dite qui démarre en janvier 2015, 200 jeunes, tous recrutés sur place.
Dès après le lancement officiel, ce personnel d’après M. Koozen pourra passer de 200 à 800 d’ici juillet 2015. Le cœur chargé de lourdes ambitions, le patron de Cassidy estime que les jeunes ne doivent être laissés sans solution ou sans accompagnement.
C’est pourquoi soutient-il, « la Société se battra dans la formation de ceux qui seront embauchés au fur et à mesure pour que la qualité de la main d’œuvre locale soit primordiale ».
D’ores et déjà, il faut remarquer que sur le site d’exploitation, se trouve déployer un groupe de travailleurs environnementalistes pour l’assainissement dont la mission est de ramasser tout ce qui est susceptible de polluer l’environnement. Du magasin de stockage et celui du traitement chimique en passant par le magasin de conservation des explosifs jusqu’au garage mécanique doté de pièces de rechange, sans oublier des engins lourds tels que : la tente souterraine pour le creusage de tunnel, les Eucluds B40, des bennes B400 pour le transport des minerais, tout semble déjà être mis en place pour le lancement des opérations d’exploitation en janvier 2015.
Un espace de plusieurs hectares dans le périmètre d’exploitation est déjà loti pour l’érection de la cité des travailleurs. En tout cas, nombreux sont les fils du terroir et ceux d’autres localités de la Guinée, qui se bousculent déjà à la porte d’entrée de Cassidy. L’espoir y est permis. Et de l’avis de la notabilité, ‘’la venue de Cassidy à Kouroussa, rallume les cœurs de tant d’espoirs qu’il nous incombe d’y veiller comme à la prunelle de nos yeux. Cassidy, c’est l’avenir radieux pour la Guinée’’.
En tout cas, M. Ben Koozen rassure que si leur société continue de bénéficier de l’élan formidable de soutien déjà manifesté par les populations de Kouroussa, avec la bénédiction de l’Etat, l’idée serait de passer à la vitesse supérieure dans les années à venir à travers d’autres sites aurifères dont Kouroussa regorge si bien. C’est ce qui renchérit-il, permettra d’engranger le maximum de profits pas pour la préfecture de Kouroussa seulement, mais pour tout le pays.
Le reste, plus besoin d’en rajouter car conclut M. le Directeur du projet, les résultats parleront d’eux-mêmes.
YAMOUSSA TOURE

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