Le projet de construction d’une centrale thermique à Kaloum, décrié

Le gouvernement guinéen veut faire construire une centrale thermique d’une puissance qui avoisinerait celle de Garafiri, à Kaloum. En soi, le projet est loin d’être saugrenu.
Tel que conçu et prévu, mise à part toutes les arrière-pensées politiques qui sous-tendent sa réalisation, c’est un projet qui viendrait en appoint au barrage hydro-électrique de Kaléta, en construction. Comme si on en prévoyait déjà ses limites.
Le hic, c’est là où on voudrait faire construire cette centrale. L’endroit identifié serait juste derrière le ministère des mines, donc à quelques encablures d’un dépôt de carburant, sur la périphérie directe du port autonome de Conakry.
Les spécialistes et écologistes crient au scandale et prévoient de graves conséquences à la fois au plan environnemental et sanitaire. Avec une telle centrale en plein cœur du centre administratif et des affaires de la capitale guinéenne, complètement congestionnée, il y a à s’attendre à une pollution de l’environnement, consécutivement à l’émission de gaz à effet de serre.
Sur le plan sanitaire, une centrale thermique de cette nature, produit des métaux lourds qui lorsqu’ils sont répandus dans la nature, peuvent se révéler extrêmement cancérigènes pour les populations.
Il convient de noter qu’il s’agit de la deuxième expérience du gouvernement guinéen en la matière. La première, c’est-à-dire, le projet de fourniture de 100 mégawatts, censés venir en renfort de l’existant, a été un fiasco total.
Pour cet autre projet, les financements sont assurés par le Qatar et l’exécution confiée à une entreprise américaine, du nom de K Energy.
Il est porté par le ministère en charge de l’énergie, soutenu de bouts de bras par certains milieux d’affaires et des conseillers tapis sous les lambris dorés du palais Sékoutoureya. EDG peut aller valdinguer !
Aboubakri

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