L’APPEL D’UN ENFANT HANDICAPE DE KEROUANE

Sur les pas d’un enfant handicapé
Nous sommes à l’approche de la rentrée scolaire. Abdoulaye Oularé, âgé environ 9ans, est handicapé à vie. Il est différent des autres handicapés car il marche à l’aide de ses deux bras et ses deux pieds à l’air tenu par son frère derrière lui. Ce mercredi matin, c’est le jour du marché de Kérouané, Abdoulaye Oularé profite pour quémander. Interroger sur sa vie, l’enfant handicapé affirme qu’il ne connait pas comment il est devenu handicapé. « Quand je demande à mes parents, ils me disent que c’est Dieu qui a voulu ainsi ». Et de poursuivre en rassurant que  « l’handicap n’est pas une fatalité en soi, mais elle le devient quant on se sent stigmatiser ou sans mesure d’accompagnement ». Elève de son état, Abdoulaye Oularé affirme qu’il fait la deuxième année (CP2). «  Le matin mon frère prend mes pieds pour m’accompagner à l’école mes deux bras à terre. C’est pourquoi souvent je change de cahier parce que ma main se salit avant d’être en classe. Le jour où je n’ai personne pour m’accompagner, je suis obligé de trainer à quatre pattes pour pouvoir arriver à l’école » .
Cris de cœur d’un handicapé
Interrogé sur son ambition, Abdoulaye Oularé précise qu’il souhaite tout d’abord avoir un tricycle pour handicaper. Mais tricycle qu’on peut pédaler, affirme t-il. « Cela me permettra de ne pas trainer ou toujours demander l’aide de quelqu’un quand je veux me déplacer. Mes habits ne seront plus sales », rassure notre enfant handicapé de Kérouané.
Assis sous un arbre, Abdoulaye Oularé interpelle de bonnes volontés à l’aider pour avoir un tricycle pour handicapé. « Je demande à tout le monde et même aux sociétés de m’aider à avoir un tricycle pour mes déplacements » .

L’enfance est l’une des couches les plus exposées aux maladies et aux guerres. C’est pourquoi plusieurs institutions et ONGs internationales se sont fixé pour objectif principal, la protection et la promotion des droits des enfants sans distinction de races, de religions ou de sexe. Donc l’Unicef, Save the Children, Plan International Guinée et d’autres bonnes volontés sont interpellés à venir en aide a cet enfant handicapé et à tant d’autres qui se trouvent à travers le pays.

NB : Pour besoin, veuillez contacter l’auteur de cet article

Lancei TOURE                                                                                            

Journaliste en séjour à Kérouané
cell : 00224 623 295 385 pour www.actuconakry.com

 

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