Affaire Hamana-Etat guinéen : « je ne paierai pas un franc à Hamana, puisque le ministre dit qu’il n’a pas signé », dixit Alpha Condé

Ça sonne comme le glas d’une affaire qui avait fait grand bruit dans la cité. En tenant de tels propos vendredi à la presse, le président Alpha Condé, semble avoir sifflé la fin de la récréation autour de ce dossier.

Le chef de l’Etat s’est voulu, on ne peut plus tranchant, mettant ainsi fin à la cacophonie ambiante.

Il croit comme bien de personnes à l’argumentaire développé par son ancien ministre du commerce, ainsi qu’à la ligne de défense qui a toujours été tenue par ce dernier.

Mohamed Dorval ayant toujours affirmé haut et fort que « le contrat dont il était question était un faux contrat ».

Un contrat qu’il dit n’avoir pas du tout signé, arguant que la signature apposée en bas du document est une signature falsifiée de lui et le cachet utilisé, celui qui lui a été subtilisé.

Pour le président Condé, il n’y a point d’ambiguïté, l’Etat guinéen n’a rien à payer à l’homme d’affaires, Mohamed Kourouma, PDG de la société Hamana, qui lui réclamait la somme de 185 milliards et un peu plus de 300 millions de francs, pour dit-on la livraison de 21.700 tonnes de sucre, en 2011.

C’est un désaveu cinglant pour Hamana, pour le fameux comité interministériel et pour la secrétaire générale du ministère du commerce. Mais un réconfort total pour l’Inspection Générale d’Etat et à sa tête Massoud Thiam.

D’abord, Hamana ne peut plus, en aucune manière soutenir le contraire de ce qu’a dit l’ancien ministre Dorval, et espérer à un quelconque paiement, le président de la république ayant tranché en faveur de ce dernier…

Ensuite, tous les huit ministres qui ont travaillé dans le fameux comité interministériel en question, devront payer pour une complicité soupçonnée, avérée on va dire avec l’homme d’affaires Hamana et madame Touré Hawa Keita. Il est désormais établi qu’ils voulaient faire mains basses sur cet argent, pour finalement se partager le butin…

Quid du chef du gang, en l’occurrence le premier ministre Mohamed Saïd Fofana ? Le simple fait d’avoir constitué un tel comité autour d’un faux contrat, alors qu’il existe une inspection générale de travail et une inspection des finances, est un crime pour lequel il doit payer.

Mme Touré, toujours secrétaire générale du ministère du commerce, ne peut plus jamais contester les affirmations de son ancien chef, le ministre Dorval. Elle devrait assumer, et tirer toutes les conséquences.

Enfin, la sortie du président Condé est venue conforter Massoud Oumar Thiam et son équipe dans leur position. Ils peuvent avoir sourire aux lèvres.

La suite ? ça va se savoir !!!

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