Ebola : S.O.S d’une commune malienne frontalière de la Guinée

Une commune malienne a lancé un S.O.S au motif qu’elle a été ignorée par le Plan national de riposte à Ebola alors même que son territoire aurait dû constituer le front de guerre au virus qui sévit en Guinée voisine, a-t-on appris jeudi.

Faléa, la commune en question qui partage les 4/5 de ses frontières avec la Guinée-Conakry, a adressé une lettre au ministère malien de la Santé, à travers ses ressortissants de la capitale regroupés au sein de l’Association Solidarité Faléa 21 (ASFA 21).

On y apprend que contrairement à d’autres communes de la zone frontalière qui ont bénéficié d’un dispositif de veille et de prévention, la commune rurale de Faléa n’a, pour sa part, été dotée d’aucun site de surveillance, d’alerte et de prophylaxie.

Or, Faléa, parmi toutes les communes du Mali situées à la frontière de la Guinée, est celle qui est en situation de plus grande vulnérabilité, ont écrit les ressortissants de la collectivité territoriale dans leur lettre dont une copie est parvenue à APA.

Le courrier évoque notamment la grande proximité de Faléa avec la frontière guinéenne, la porosité de cette frontière, les nombreux échanges avec les villages guinéens et l’afflux d’exploitants non nationaux que connaît la commune du fait de ses ressources minières.

Tirant leçon de ces constats, les ressortissants de Faléa ont réclamé dans leur courrier que leur soient donnés les moyens matériels et financiers leur permettant de pallier les faiblesses et lacunes du Plan national de contingence élaboré en riposte à Ebola.

 

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