BURKINA:CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LES MUTILATIONS GENITALES FEMININES:Le mot de la fin!

La conférence Internationale sur les mutilations génitales vient de fermer porte et fenêtre à Ouagadougou devant plusieurs hautes personnalités de la planète et sous la présidence d’Honneur de Mme la première dame du Faso.

Au cours de trois jours d’intenses travaux ,la guinée représentée à cette grande rencontre par la ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance,Mme Camara Sanaba KABA s’est fait remarquée par des propositions de solutions face à ce fléau qui gangrène le continent Africain.

Face à ce danger, elle sollicite devant l’assistance  notamment : la production de modules et de supports pédagogiques relatifs aux Mutilations Génitales Féminines ; la formation d’enseignants et d’encadreurs pédagogiques des deux ordres d’enseignements ; l’extension de l’approche par tous les enseignants formés.

Une approche de solution très saluée par les invités dans la salle ,comme pour dire que la Guinée  avait sa raison d’être à cette rencontre.

Sur ce,‘’ Renforcer le pont entre l’Afrique et le monde, pour accélérer la Tolérance Zéro aux MGF et aux mariages d’enfants’’ reste la priorité des conférenciers.

Lisez plutôt la déclaration finale de cette Conférence Internationale sur les Mutilations Génitales Féminines et les Mariages d’Enfants

Nous, Membres des Comités Nationaux et Affiliés du Comité Inter-Africain, Activités, Membres de la Société Civile, Membres des Parlements, Représentants des Gouvernements et des organisations internationales de : Allemagne, Angola, Bénin, Belgique, Burkina Faso, Cameroun, Canada, Danemark, Djibouti, Éthiopie, France, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Italie, Côté d’Ivoire, Kenya, Liberia, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Norvège, Ouganda, Pays, Bas, Royaume Uni, Sénégal, Siérra Léone, Somalie, Soudan, Suède, Suissé, Tanzanie, Tchad, Togo, ayant participé à la conférence internationale sur les mutilations génitales féminines et les mariages d’enfant ayant pour thème ‘’Renforcer le pont entre l’Afrique et le monde, pour accélérer la Tolérance Zéro aux MGF et aux mariages d’enfants’’ organisée à Ouagadougou du 24 au 26 économique pour l’Afrique des Nations Unies et No Peace Without Justice, sous le Haut Patronage de la Première Dame du Burkina Faso, Son Excellence Madame Chantal Compaoré, avec l’appui du Ministre de l’Action sociale et de la Solidarité nationale du Burkina Faso et le soutien du Ministère des Affaires étrangères de l’Italie ainsi que de l’UNICEF, l’UNFPA et de la Banque islamique de développement,

Rappelant les nombreuses initiatives et les mesures adoptées en Afrique, continent le plus touché par ces pratiques néfastes, dont le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples sur les droits des femmes en Afrique qui, à son Article 5, exhorte les États africains à « interdire par des mesures législatives assorties de sanctions, toutes formes de mutilation génitale féminine, la scarification, la médicalisation et la para-

Médicalisation des mutilations génitales féminines et toutes les autres pratiques néfastes » et, à son Article 6, assure « que l’homme et la femme jouissent de droits égaux et soient considérés comme des partenaires égaux dans le mariage. A cet égard, les états adoptent les mesures législatives appropriées pour garantir que : aucun mariage n’est conclu sans le plein et libre consentement des deux ; (et que) l’âge minimum de mariage pour la fille est de 18 ans (…) ; (et que) tout mariage, pour être reconnu légalement, doit être conclu par écrit et enregistre conformément a la législation nationale »,

Considérant l’adoption historique le 20 décembre 2012 par la 67ème Session ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies de la Résolution 67/146 « Intensification de l’action mondiale visant à éliminer les mutilations génitales féminines », étape fondamentale visant l’atteinte de la « Tolérance zéro » dans le monde entier,

Réaffirmant que les mutilations génitales féminines et les mariages d’enfants constituent des violations graves des droits humains que des millions de filles et de femmes dans le monde ont subi ou sont au risque de subir,

Félicitant le Comité Inter-Africain pour son 30ème anniversaire et son dévouement constant visant à mettre fin aux mutilations génitales féminines, aux mariages d’enfants et forcés et aux autres pratiques néfastes en Afrique et dans le monde,

Remerciant le gouvernement du Burkina Faso pour avoir abrité cette importante rencontre et pour son engagement dans la lutte contre ces pratiques,

Félicitant et remerciant Madame Chantal Compaoré, Première Dame du Burkina Faso, Ambassadeur de Bonne Volonté du CI-AF, pour son leadership et son engagement en faveur de la protection et de la promotion de droits des femmes et des filles.

Remerciant les partenaires techniques et financiers ainsi que les bonnes volontés en Afrique et partout dans le monde pour leur appui multiforme,

Félicitant les organisateurs pour l’excellent travail abattu,

Nous engageons à poursuivre activement la lutte pour l’élimination totale des mutilations génitales féminines et des mariages d’enfants et forcés dans nos pays respectifs et partout dans le monde où ces pratiques existent, et de renforcer la solidarité entre acteurs pour l’atteinte de nos objectifs communs.

Recommandons aux États, aux Organisations Internationales, notamment les Nations Unies et l’Union Africaine, aux partenaires techniques et financiers, de :

1. assurer la mise en œuvre effective des dispositions de la Résolution

A/RES/67/146, particulièrement :

Développer et renforcer la législation, assurer la promulgation et l’application des lois au niveau national, interdisant ces formes de violence, incluant les s’actions pénales pour les auteurs et complices, les mesures de prévention, le soutien pour les victimes, en conformité avec les dispositions de la Résolution ;

Favoriser la coopération entres les gouvernements, les parlements et la société civile à travers l’échange des expériences et des bonnes pratiques, pour harmoniser les législations et les politiques nationales au niveau régional pour prévenir et combattre le phénomène de la pratique transfrontalière ;

S’assurer que les obligations prévues par les législations soient respectée aux niveaux national, régional et international, pour garantir le plein exercice des droits fondamentaux des femmes et des filles et mettre fin à l’impunité avec des mécanismes de responsabilisation adéquats et effectifs ;

Collecter, analyser et diffuser, à travers les universités, les centres médicaux, les associations engagées dans la lutte, les organisations nationales de femmes, des données fiables sur les mutilations génitales féminines, notamment sur la prévalence, les outils et les stratégies de lutte pour évaluer leur efficacité afin d’assurer

L’élaboration et le développement de programmes basés sur l’évidence ;

Renforcer les capacités des institutions nationales et régionales qui veillent à l’application des mesures interdisant les mutilations génitales féminines.

2. développer des stratégies et actions pour mettre fin aux mariages d’enfants et forcés aux niveaux national, régional et international, notamment :

Donner aux différents types de mariage, religieux, coutumier et civil, le même statut juridique afin de protéger les droits des femmes mariées ;

Relever à 18 ans l’âge minimum du mariage conformément aux termes des conventions internationales et régionales ;

Prévoir dans les législations à tous les niveaux que tout acte de mariage d’enfants soit défini comme une violation flagrante des droits humaines de l’enfant ;

Développer et appliquer les stratégies ayant fait leur preuve dans la lutte contre les mutilations génitales féminines, aux mariages d’enfant et forcés.

3. mobiliser les ressources suffisantes et engager les acteurs clés pour l’élimination des mutilations génitales féminines et les mariages d’enfants, spécifiquement :

Plaider auprès des gouvernements, des organisations internationales et du secteur privé afin qu’ils accroissent l’appui financier, pour soutenir au niveau national, régional et international la lutte contre ces violations des droits humains ;

Prendre en compte la problématique des mutilations génitales féminines et des mariages d’enfants et forcés au sein de tous les mécanismes de monitorage des droits humains et mettre en place des instruments en

Conformité avec les dispositions de ces mécanismes ;

Soutenir la mise en œuvre des législations en mettant à disposition les ressources nécessaires à l’accès a la justice, à la formation et à la sensibilisation, entre autres, des agents de l’ordre, des procureurs, des magistrats, du personnel de santé, des enseignants, des représentants des medias et autres groupes socioprofessionnels ;

Développer des initiatives innovantes pour la vulgarisation et la sensibilisation sur la législation, l’interdiction universelle des mutilations génitales féminines et les droits des filles et des femmes, en vue de leur autonomisation ;

Assurer l’intégration des modules sur les mutilations génitales féminines et les mariages d’enfants et forcés aux curricula scolaires et universitaires ;

Impliquer pleinement les médias modernes et traditionnels dans la lutte contre les mutilations génitales féminines et les mariages d’enfants et forcés, pour qu’ils s’approprient ces questions, et les couvrent de leur propre initiative et de manière permanente ;

Impliquer davantage les hommes et les garçons dans la lutte pour qu’ils soient partie prenante et active du changement vers la Tolérance Zéro aux mutilations génitales féminines et aux mariages d’enfants et forcés ;

Encourager les politiques, les leaders religieux et communautaires, les dirigeants à tous les niveaux à s’impliquer réellement pour le changement de comportement, d’attitude en vue de l’élimination totale de ces violations des droits humains des femmes et des filles.

Alphonse Théa depuis Ouaga pour www.actuconakry.net

 

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