Insécurité : Il fuit la précarité de Fria, il est assassiné à Kountia (attention, photo sensible)

Mady Nouhan Traoré vient d’être victime de l’insécurité qui bat actuellement son plein à Conakry. Venu de Fria il y a trois jours, Mady Nouhan Traoré a été assassiné par des inconnus dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 janvier 2014. C’est au petit matin, alors que les populations vaquaient à leurs affaires, que son corps a été retrouvé près du pont de Kountia (Coyah) situé à des dizaines de mètres de KM36.
«C’est notre commandant qui nous a appelés pour nous dire qu’il y a découverte d’un corps au km36. Quand nous sommes arrivés, le corps était couvert d’un pagne », a dit l’Adjudant Camara Morlaye de la Brigade spéciale du KM36.

Aboubacar Mady Traoré, oncle de la victime, témoigne : « C’est le fils de mon grand-frère, feu Mamadou Traoré qui servait à Fria. Mady Nouhan (la victime) est né et a grandi à Fria. Il ne connait même pas très bien Conakry. Mais puisque ça ne travaille pas actuellement à Fria, il vient de temps en temps ici à Conakry chez la famille, plus particulièrement chez moi. Nous avons presque grandi ensemble dans les mains de son père. Donc s’il n’a rien à faire là-bas, il vient passer quelques jours ici et il repart ».

Les mobiles de cet assassinat restent méconnus, car la victime n’aurait pas de problème avec une tierce personne. « Il n’a pas de contentieux avec quelqu’un », a-t-il confié.

Mady Traoré selon qui, Nouhan Traoré est sorti de la maison vers 17h pour se rendre au KM36 : «Quand il sortait, il m’a dit qu’il venait au KM36. Je lui ai dit de passer chez sa grande sœur qui se trouve au km36 pour l’informer du mariage de sa petite sœur. C’est ce matin qu’on m’a appelé pour me dire qu’il a été tué la nuit ».

Cpt Jean Sandouno de la Brigade spéciale de la gendarmerie du KM36, après avoir fait le constat, demande la collaboration des citoyens pour traquer les bandits : « Sur les lieux, nous avons fait le constat puis nous avons pris des dispositions pour sécuriser les lieux. Le banditisme est devenu récurrent actuellement. C’est pourquoi je lance un appel à toute la sécurité de prendre des dispositions lors des patrouilles pour sécuriser les quartiers. Et je demande aux populations de nous fournir des informations parce que les bandits vivent dans les familles. Ils sont connus. Donc il faut que les populations aient le courage d’informer les services de sécurité pour vraiment nous permettre de prendre des dispositions ».

Ce meurtre relance une fois encore la problématique de la sécurité des Guinéens tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays.

BAH Alhassane

In mediguinee

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