EDITO : LA JEUNESSE GUINEENNE VUE AUTREMENT !

 

Vous rêvez comme moi d’une Afrique digne, indépendante et imaginative ? Marchons d’un même pas. « Théophile Kouamouo »

L’état actuel, d’organisation de notre jeunesse, tous secteurs confondus, est loin de ce que nous pouvions en attendre comparé à celui de leurs devancières de l’époque coloniale et poste indépendance. Ceci, est en grande partie la résultante des manœuvres opérées par le Pouvoir en leur sein, en vue de l’affaiblir et de la diviser en micros associations insignifiantes et dépourvues de force nécessaire, donc incapable de mener une action d’envergure nationale digne du rang, qui devait être le sien dans le concert des jeunesses du monde.

Il est tout d’abord primordial, que cette jeunesse, apprenne à connaître, comment la jeunesse africaine en son temps et au prix de quels sacrifices, avait pris en charge les luttes de libération nationale contre le joug colonial puis néocolonial.

Elle doit aussi capitaliser la somme d’expériences tirée des luttes passées tant au plan des réussites que des échecs -erreurs inéluctables à l’action humaine mais, surtout dans les mouvements de masses en général- Comme le dit bien un proverbe africain « l’erreur n’annule pas la valeur de l’effort accompli »

Il est vain pour ne pas dire illusoire, de chercher l’originalité au point de faire fi du passé des mouvements ainés en matière de lutte. La jeunesse guinéenne ne peut ignorer ou mettre entre parenthèse les acquis de cinquante années de lutte comportant sans nul doute des hauts et de bas. Elle doit mesurer à sa juste valeur, Pour ne pas prétendre sortir du néant, notre jeunesse doit chercher à connaître ses sources en profondeur, l’histoire de ces cinquante dernières années de lutte des forces de progrès social, ainsi que les acteurs qui se faisaient face, en l’occurrence, ce que défendaient les uns et les autres.

Elle doit identifier en vue d’en faire des armes de lutte, les principes et valeurs sur lesquels se fondaient ses ainés, qui étaient entre autres : la solidarité dans l’action militante, le désintéressement matériel, l’absence en leur sein de cet égoïsme petit bourgeois qui consiste, à viser et à s’emparer des postes de direction, pour les monnayer ensuite auprès de l’adversaire, La volonté, la détermination, la conviction idéologique et militante dans ce que l’on faisait, remplaçaient le rôle nuisible que jouent actuellement l’argent et les biens matériels dans la vie politique de notre société.

Le principe de un pour tous et tous pour un, autrement dit, l’intérêt général devait passer avant le particulier, ceci était le leitmotiv de ces combattants pour l’indépendance, la liberté et l’émancipation des peuples africains, il y a 50 ans.

La situation qui prévaut actuellement dans notre pays, ressemble à bien des égards, à celle qui poussait naguère, les peuples à se révolter, parce que, n’ayant plus d’autres issues que celle-là.

Il est nécessaire et indispensable d’avoir tout naturellement, une jeunesse consciente de ses responsabilités, de sa mission historique, de son rôle d’avant-garde et de fer de lance, unie pour un même but avec son peuple dont il constitue l’espoir pour vaincre les forces du mal.

Elle doit aussi refuser d’être prise pour du citron et une fois complètement pressée, est jetée à la poubelle. Ceci d’ailleurs, peut être valablement baptisé « méthode Kouyaté après 2007»

Il me semble bien constater une rupture dans la chaîne de jonction des générations. En fait, un maillon de cette chaîne a dû se détacher en un moment donné et à un certain niveau, entre les générations montantes et celles finissantes ou en déclin pour fait de vieillissement mais non, de manque de combativité.

Un vide pour absence de relève, dans la continuité de l’action politique de la jeunesse à la hauteur d’une tâche immense s’est fait jour. Ce maillon manquant est effectivement constitué par la faiblesse structurelle ou plutôt la paralysie de l’action de la jeunesse scolaire, estudiantine et ouvrière dans la dernière période. Cette partie de la jeunesse s’est laissé embrigader dans des orientations puériles et des divisions stériles en plusieurs organisations squelettiques dans les Universités, les établissements scolaires et les syndicats qui ne servent en fait que le régime qui les a créées artificiellement et de toute pièce pour mieux les affaiblir. Aujourd’hui, tout ce patrimoine est jeté par-dessus bord et nous assistons à des associations rivales de toutes sortes au sein du campus universitaire, qui se battent entre elles, pour des raisons extra universitaires, au lieu d’une seule et unique organisation forte, puissante et représentative pouvant faire autorité devant n’importe quel gouvernement. « Organisation–Discipline–Combat »

A l’attention de ceux qui ont tendance à l’oublier, nous le rappelons « Le mensonge donne des fleurs mais pas de fruit »

Sidimé Alpha Kabinet,

Fondateur et Directeur de Publication de www.actuconakry.net

E-mail : actuconakry@gmail.com

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