L’élection du bureau de l’Assemblée nationale : Le RPG-Arc-en-ciel sera-t-il victime d’une dictature en son sein ?

 

Eu égard aux nouvelles qui filtrent en  ce moment ultime où la classe politique guinéenne est en tractations et négociations bipolaires pour le contrôle du perchoir, l’on  est en droit de s’interroger de savoir si en tout état de cause, le RPG-Arc-en-ciel sera-t-il une nouvelle fois, victime de la dictature en son sein ?

Pendant cette période cruciale de l’histoire de la Guinée, le parti au pouvoir qui se trouve sous les feux des projecteurs de l’opinion publique, fait aujourd’hui l’objet de conjectures subjectives et fait craindre aux observateurs, son avenir à la nouvelle législature issue du scrutin du 28 septembre 2013.

En effet, la mouvance présidentielle aux dires des plusieurs analystes de la scène politique guinéenne, serait au bord du précipice qui risque d’être fatale au Président Alpha Condé.

Selon des informations émanant des barons de ce parti, le Président Alpha Condé qui s’est battu quarante ans durant pour l’instauration de la démocratie multipartite en Guinée, cultiverait lui-même la dictature au sein de son parti, créant ainsi de la frustration de part et d’autre.

Et pour cause : « lors de la campagne électorale, il promet la présidence du parlement à la Guinée forestière si le RPG-Arc-en-ciel en sortait victorieux. Cela étant acquis, il chercherait coûte que coûte à imposer et ce contre l’avis de la majorité des députés, un cadre de la Forêt au perchoir. Et de tergiversations aux suspicions, il part en effet de proposition de tel cadre à tel autre de la même région sans l’assentiment des siens. »

Cette situation entraîne depuis une réelle tension au sein de sa famille politique qu’il frise une probable implosion et d’échec du RPG-Arc-en-ciel à l’élection du bureau de l’Assemblée nationale.

Car pour beaucoup de cadres de ce parti, l’idéal voudrait que le Pr Alpha Condé qui prône la démocratie, en donne l’exemple à l’intérieur de sa famille politique.

Et c’est à juste raison aujourd’hui que le bureau des sages dudit parti, estime que le chef de l’Etat ne doit pas continuer à dicter sa volonté à tous et qu’il doit pour ce faire preuve de démocratie et de flexibilité.

Quant à certains membres du Comité central de ce parti, ils soulignent plutôt que le chef de l’Etat se trouve dans un gouffre et qu’il faudrait à s’en sortir.

A cet effet, de façon quasi unanime, l’on indique que la voie de sortie de crise pour le président Alpha Condé et de son parti, reste inéluctablement, l’application des règles de base de la démocratie en la matière qui est l’organisation des primaires avec pour mode opératoire : « convocation des primaires au siège du parti au cours desquelles, il aura deux urnes dont une pour le Comité central instance de décision et l’autre pour les députés élus. Mais avant le scrutin qui doit être secret comme le prévoit la Constitution, donner la parole à chaque candidat à la présidence de l’Assemblée, de décliner ce pour quoi il veut briguer le perchoir. »

Ainsi le président de la République étant au dessus de la mêlée, ne souffrirait d’aucune critique de dictature et le parti ne risquerait point d’implosion ni moins encore de défection surtout lors du vote fatidique pour la mise en place du bureau de l’Assemblée nationale.

Toutefois, aux yeux des connaisseurs de la real politk, si le chef de l’Etat continue d’accélérer sur la pente sous l’applaudissement de la cinquième colonne de son parti, il va droit dans le précipice, prévient-on et d’ajouter qu’il l’apprendrait encore à ses dépens comme il l’a vécu lors de ce scrutin législatif du 28 septembre dernier.

Et les jeunes du parti ne tolérerait dit-on jamais que l’on compromette leur avenir politique.

Actuconakry.net

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