On ne mourra bientôt plus du sida en Afrique !

Un nouveau programme qui a pour but de mieux mesurer les traitements anti-rétroviraux administrés aux malades du sida en Afrique a été lancé vendredi à Abidjan, la capitale ivoirienne. L’objectif : contenir la maladie qui fait des ravages sur le continent.

Un nouveau programme lancé vendredi à Abidjan devrait donner espoir aux malades du sida en Afrique. Intitulé « test de charge virale », il vise à mesurer l’efficacité des traitements anti-rétroviraux (ARV) administrés aux victimes du VIH sur le continent. Le but est de mieux les traiter, mais surtout de contenir l’épidémie. Ce projet, estimé à 2,8 millions de dollars, est financé par l’organisation internationale Unitaid. Ces fonds proviennent à 70% d’une taxe minime prélevée sur les billets d’avion. Le programme s’accompagnera également d’un dépistage précoce du VIH chez les nourrissons.

En tout, plusieurs dizaines de milliers de personnes en Côte d’Ivoire, au Burundi, au Cameroun et en Guinée, devraient bénéficier de ce programme a expliqué à l’AFP Philippe Duneton, directeur général adjoint d’Unitaid. Sachant qu’actuellement, 8 millions d’habitants de pays en développement, venant en grande majorité d’Afrique, sont sous anti-rétroviraux, selon l’Onusida, qui souligne que les 25 pays les plus frappés par le sida sont tous africains.

« Le patient ne pourra pas mourir du sida »

Pour Philippe Duneton, « l’accès aux traitements ARV, c’est très bien. Mais quand on a ce test (de charge virale, NLDR), on peut vraiment observer l’efficacité du traitement et déterminer la meilleur manière de le prendre ». D’après lui, le traitement ARV a un double avantage. Il « empêche non seulement la maladie d’évoluer mais en plus le patient ne va pas mourir », sachant que le VIH « est un virus en perpétuelle mutation requérant un traitement le mieux adapté possible à son évolution », a-t-il ajouté. « l es risques de transmission sont bien moindres quand le virus est stabilisé », a souligné le directeur général adjoint d’Unitaid.

Relations sexuelles sans craintes

Si le test de charge virale est réputé efficace pour les malades du sida pourquoi n’a-t-il pas été utilisé plus tôt en Afrique ? Tout simplement à cause de son coût très élevé, alors qu’il était pratiqué en Europe et aux Etats-Unis. Jusqu’à présent, le continent en a très faiblement bénéficié. Mais grâce à la biologiste française, Christine Rouzioux, professeure à l’université Paris Descartes, qui a mené de multiples travaux sur la question, le nouveau test, simple et peu coûteux, a été adapté pour le continent. Il devrait sans aucun doute faire la différence pour les malades, qui disposent souvent de peu de moyens pour faire face à la maladie.

Selon Christine Rouzioux, ce test aura un « impact sur le ralentissement de l’épidémie du sida en Afrique, car le patient pourra avoir la preuve de l’efficacité du traitement ». Il est aussi « très important que le patient sache que quand il prend bien ces médicaments, il ne contamine pas ses partenaires », a ajouté la scientifique française. Une grande avancée qui devrait permettre aux malades d’être moins anxieux dans leur vie quotidienne mais aussi lors de leurs rapports sexuels…

Afrik.com

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