Grande Interview de Mme Bah Hadja Fatoumata Binta Diallo, Candidate, liste nationale UPR : “En votant UPR, vous êtes sous le parapluie de l’espoir du renouveau!”

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Mme Bah Hadja Fatoumata Binta Diallo, épouse de Bah Ousmane Ministre d’Etat aux Travaux Publics et aux Transports, nous délivre un message qui en dit long sur les objectifs visés, la mission et les résultats attendus au sortir de cette législature. Pour en savoir plus, suivez cette interview qu’elle a bien voulu nous accorder dans les bureaux de son entreprise à Sandervalia sur la 6è Avenue, à Kaloum…

La SOURCE et GUINEE24.COM : Qu’est-ce qui vous motive au point d’être sur la liste nationale de l’UPR au compte des législatives du 24 septembre prochain ?

Hadja Fatoumata Binta Diallo : Je postule sur la liste nationale de mon parti, l’UPR, car l’UPR est le parti qui continue le combat de Feu Siradiou Diallo, avec pour symbole le parapluie. Un objet qui signifie la protection en toute saison, à savoir contre la pluie, en hivernage, et contre le soleil en saison sèche, mais aussi pour soutenir les personnes âgées, ou aider à l’auto défense en cas d’agression. C’est aussi un compagnon lors des festivités de réjouissance. C’est dire combien le parapluie est si important dans la vi e de tous les jours, et à tous les âges.

Pouvez –vous dire à nos  lecteurs qui est Bah Ousmane, pour vous ?

Pour moi, c’est d’abord mon époux, qui se trouve être également le président du parti, digne continuateur des idéaux de Feu Siradiou Diallo, l’Homme de la tolérance et du progrès dans l’harmonie. A remarquer qu’il ne cesse de se battre depuis pour que l’UPR brille de mille et un feu partout où il s’agit de la Guinée et des Guinéens.

Nous nous rendions compte que ce n’est pas seulement aujourd’hui que vous êtes dans ce combat politique. Mais pourquoi seulement maintenant que vous vous engagez au point de porter votre nom sur la liste nationale de l’UPR pour ces législatives?

D’abord comprenez que je suis femme chef d’entreprise, agissant dans le secteur privé depuis 1989. Je me suis engagée en politique par amour pour mon époux, qui se donne à fond pour un idéel que je partage, depuis plus de 20 ans. Comme il m’accompagne, il va de soi que j‘en fasse autant près de lui en politique.

Que comptez-vous réellement apporter à l’UPR pour cette campagne des législatives ?

Mon apport sera avant tout la défense de la cause des femmes et des enfants. Notre slogan cette année est ‘’Enjeu Femme’’. Parce que vous n’êtes pas sans savoir qu’aujourd’hui on utilise les femmes pour des causes non édifiées, et ensuite elles sont mises de coté, pour des raisons de mesquineries masculines. Ceci est prouvé par plusieurs exemples de nos jours qu’on abuse des femmes sur le terrain politique. La dernière législature, l’équipe gouvernementale et tant d’autres secteurs de la vie pratique sont assez édifiants pour être cités comme exemple de ségrégation contre la junte féminine. Ceci doit prendre fin cette année grâce à notre combat pour l’égalité des chances.

Vous êtes donc de la mouvance présidentielle, et n’est-ce pas suffisant pour qu’on vous entende à la fin sur cette question ?

En effet, je suis bien sûr de la mouvance, mais cela ne veut pas dire qu’on brime les chances des femmes et que j’accepte sans rien dire. C’est un combat de tous les jours.

C’est justement à notre avis, là où vous devriez peser en force afin que les choses bougent dans le sens que vous souhaitez. Vous y pensez ?

Oui en fait et c’est pour ce faire qu’on a exigé les 30 % sur toutes les listes en ce qui concerne ces législatives à venir. Là aussi, les partis nous ont trompés, en jouant sur le positionnement des femmes vers la fin des listes présentées. Nous en avons tiré les leçons qui s’imposent, et nous allons y apporter des palliatifs.

Et comment expliquez-vous cette duperie masculine encore, au détriment des femmes ?

En fait, comme toutes les femmes étaient concentrées sur la question des 30 %, ils ont profité pour s’accaparer des premières places sur les listes, toute chose qui réduit les chances des femmes d’être élues au parlement. Nous en tirerons encore une fois toutes les bonnes leçons.

En cas de votre victoire en compagnie de certaines femmes, que feriez-vous concrètement alors ?

C‘est une priorité pour toutes les femmes qui seront au parlement, qu’on se donne la main, pour que prochainement en Guinée, les actes soient conformes à la volonté exprimée. Que personne ne perdre la vigilance pour assurer l’effectivité des décisions. C’est une des raisons de mon combat. Il faut qu’il y ait la parité sur toutes les listes : ‘’un homme, une femme’’ et ainsi, la chance sera donnée à tous et à toutes de réussir comme cela se fait au Sénégal et au Libéria, où les femmes ont réellement atteint un point d’honneur que leurs sœurs de Guinée doivent absolument atteindre et sous peu, car la Guinée a donné l’exemple avant de se replier, je dirai, se recroqueviller. Justement pour le cas du Libéria, la parité entre homme et femme dans les institutions républicaines, bien avant l’arrivée d’Elène Johnson Serleaf, était entrée dans les mœurs. Nous devrons en faire notre idéal si nous voulons que la Guinée change.

Parlant de cet échec sur la parité, pourquoi n’aviez-vous pas sollicité ces expériences dans les autres pays avant aujourd’hui ?

C’est ce que nous avons fait à travers des forums et autres rencontres du genre, mais les habitudes ont la vie difficile et vous êtes à même de constater les résultats vous-même. Un adage dit que c’est en se trompant qu’on se rectifie.

Parlons de votre stratégie de campagne pour ces législatives du 24 septembre prochain. Que comptez-vous faire sur le terrain ?

Ce n’est pas ma première fois de participer à une campagne électorale. Donc je vous dis que ma stratégie sera fondée sur la sensibilisation des populations, pour qu’elles comprennent que nous n’allons pas à l’Assemblée, pas pour nous boucher les nez, ni les oreilles face aux autres, comme il est le cas avec certains leaders sur la place. J’évite une campagne sauvage, faite d’invectives et de diffamations gratuites. Tout au contraire, ce sera une campagne digne du nom, pour que la Guinée sorte de l’ornière, grâce à notre intelligence et à notre dynamisme à transcender les clivages et autres blocages politiciens. Il est révolu le temps de dire je fus tel ou tel autre, j’ai fais ceci et cela. Il s’agit de dire réellement voici ma contribution pour la sortie de la misère. Que personne ne se donne en spectacle sur les faits du passé, mais du concret pour les Guinéens, et ce, en ce moment  même. Que chacun nous donne ce qu’il a de meilleur, afin que la Guinée aille de l’avant.

Madame, dites nous comment comptez-vous faire cette campagne sur le terrain ?

C’est avant tout par les meetings et sur les médias privés et publics que nous comptons faire passer le message de paix, d’unité et de progrès pour l’émancipation des Guinéens, pour l’avenir de la jeunesse et surtout pour l’égalité des chances entre hommes et femmes. Vous allez voir nos affiches et nos slogans un peu partout sur l’étendue du territoire national. Le porte à porte sera notre préoccupation majeure, car lorsque vous rassemblez une dizaine ou une vingtaine de personnes,  dans un milieu où il y a moins de bruit, vous êtes sûrs de vous faire mieux comprendre que dans un grand meeting  à ciel ouvert. Il s’agira de bien expliquer ce que vous comptez faire, sans trop de bruits. Ceci est très efficace et ça porte toujours fruit en politique.

Quelles sont les circonscriptions où vous postulez ?

Il y en a en tout quinze (15) circonscriptions. Et nous comptons réellement faire passer notre message pour la victoire de l’UPR ‘’le parti parapluie’’.

Est-ce que vous avez un message pour les jeunes. Surtout pour les jeunes filles qui sont les plus nombreuses dans cette couche juvénile ?

J’ai une expérience dans la vie associative en ma qualité de membre d’une association qui se nomme ‘’le club des femmes entrepreneurs’’. J’ai participé à plusieurs rencontres au bénéfice des filles. Car, il y a qu’en Guinée les filles sont souvent laissées de coté au bénéfice des garçons. Nous participons à la formation de la jeune fille. L’année dernière, nous avons fait un atelier d’initiation aux affaires pour les jeunes filles diplômées sortantes de l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Parce que c’est elles qui seront appelées à assurer la relève pour demain en matière d’entreprenariat féminin. Remarquez qu’il est bien beau de faire de la politique, mais il est plus important d’avoir des ressources financières capables de vous aider à assurer votre idéal politique.

Avez-vous des difficultés sur le terrain pour ce qui est de cette campagne des législatives ?

C’est d’autant naturel que je ne peux vous cacher qu’ici en Guinée, les politiciens ont habitué les gens à l’argent, au point que lorsque vous annoncez à quelqu’un que vous êtes candidat, il vous demande sa part en somme d’argent. Vous comprendrez que cela n’est pas normal quand sais que ces personnes sont des désœuvrées, à la recherche du premier emploi en proie à des abus. Il y a des politiques qui les utilisent pour après les rejeter. C’est très dommage pour leur avenir professionnel. C’est ce que nous tentons de remédier en Guinée.

Vous êtes une mère de famille qui a élevé ses enfants. Nous savons que vous avez deux petites filles. Comment vous vous en sortez, entre obligations familiales et celles professionnelles, pendant que maintenant, il faudra comptez sur vos engagements politiques aussi ?

Au jour d’aujourd’hui tout a changé. Les parents courent derrière le quotidien. La crise est là, devant tous. Ils ont assez à faire pour bien s’occuper des questions d’éducation et de formation de leurs enfants. Cela entraine des déperditions au plan éducationnel. La criminalité et l’insécurité sont en face, très déplorables. Si vous voyez que les politiciens actuellement trouvent les moyens et les ruses pour les faire descendre dans les rues, c’est à cause de cette crise d’éducation, avec une modique somme, ils parviennent à faire déferler dans les rues des cohortes de jeunes  gens sans métier, ni espoir, rien que pour leur propagande criminelle, car c’est des dérapages de tous ordres  qui s’en suivent malheureusement. C’est un déficit d’éducation à la base qui caractérise cette jeunesse d’aujourd’hui. Parce que s’ils avaient une éducation de base, ils n’allaient jamais accepter de se faire manipuler par qui que ce soit pour des billets de banque. Si un enfant a une bonne éducation, il réfléchira par deux fois avant de suivre quelqu’un dans la rue. D’où l’intérêt de la formation et de l’éducation de base.

Parce que, si le courant manque, ce n’est pas la faute des populations. Donc, il n’est pas normal qu’on vienne les appliquer des sanctions pour cette pénurie. Mais ici, on voit les jeunes casser les biens privés et  publics, les voitures des personnes et celles de l’Etat, en renvoyant toujours en arrière le pays et ses maigres réalisations : le bitume et les édifices publics sont objets de vandalisme un peu partout lors de ces manifestations. C’est le pays qui recule, car c’est bien l’argent du contribuable qui va en feu dès qu’on saccage le peu qu’on a. Faudra-t-il à chaque fois refaire ce qui est cassé ? Il faut qu’on change de mentalité si nous voulons dépasser la crise pour aller vers le bonheur que l’UPR souhaite pour la Guinée. Voyons ensemble si on veut des villes modernes comme au Sénégal ou en Côte d’Ivoire. Il n’y a qu’à regarder le Mali voisin. J’ai honte pour la Guinée. J’ai vraiment honte pour les politiques de Guinée. Au Mali, lorsque la crise a éclaté, c’est comme si chaque malien a réussi un poignard au cœur. Comme un seul homme, chacun s’est levé en oubliant les antécédents politiques, pour aller aux élections. Aujourd’hui, ils ont dépassé cette étape. Ils ont fini par se tolérer, dialoguer pour une fin de crise. La présidentielle a été un succès qui doit nous interpeller tous et toutes. C’est un modèle pour tous les pays qui veulent assurer le changement dans la paix. Nous en Guinée, cela doit frapper fort les mentalités pour qu’on accepte enfin de mettre le pays au dessus de tout. C’est un cri du cœur, par amour pour notre Guinée. Nous devons aller aux législatives et que les Guinéens cessent de donner des exemples pour ne pas les exécuter les premiers.

Au sortir de la crise malienne donc, que pouvez –vous dire aux populations et aux leaders politiques guinéens ?

En Guinée, les politiciens revendiquent, mais ils n’agissent pas. J’en veux pour exemples des affirmations comme celles de certains qui disent ‘’moi j’ai fais ceci, j’ai fais cela. Tu as un bilan. Il suffit de séparer le bon du mauvais. Et si chacun accepte de mettre ensemble tout ce qu’on a de bon, alors, on pourrait avoir un grand lot d’œuvres de bienfaisances, de réussites cumulées pour l’avancement du pays vers les cimes de bonheur. Mais non, ils sont là à se bouffer le nez tous les jours. Je suis le plus fort, le plus intellectuel, le plus beau ou encore !!! Ce n’est pas ce qui va faire avancer notre pays en bute à une crise endémique. Je veux leur dire que s’ils ne peuvent pas s’entendre du tout, alors qu’ils nous rendent notre Guinée à nous. Nous les femmes !

Que veut dire cette affirmation, ‘’Rendre la Guinée aux femmes’’, pour vous qui entrez dans l’arène politique  au compte des législatives ?

Je veux dire qu’on ne doit pas laisser que des gens brulent ce pays, car nous, nous ne laisserons personne le  bruler. Nous l’aimons assez fort pour permettre cette déflagration sociale.

C’est comme si vous accusez les hommes d’en être les seuls responsables. Votre réaction ?

Mais bien sûr que oui, parce que tous les jours, ce sont eux qui sortent pour faire des affirmations gratuites, appelant à la violence et oubliant totalement que ce pays n’est pas à bruler, mais à construire. Qui sont les leaders les plus en vue actuellement ? Vous m’en direz si une seule femme en fait partie. N’oubliez pas que s’il y a conflit, tous prennent leur avion, et ce sont les femmes qui restent dans les conséquences, les méandres de la criminalité. On les viole, on tue leurs enfants, de fois ce sont les  époux qui subissent sans recours possible. Une femme qui a ses dix enfants peut-elle laisser ses enfants pour fuir ? Que chacun réponde à cette question. Jamais, d’autant qu’on dit chez nous les peuls que ‘’La poule ne doit jamais sauter au dessus d’un foyer, au dessus du feu’’. C’est exactement valable pour la femme aussi et c’est pourquoi nous allons à l’assemblée, pour défendre sa cause. Je souhaite qu’il y ait de la solidarité féminine pour sortir victorieuses des batailles parlementaires.

Peut-on comprendre par là, que bientôt c’est pour une femme Présidente de la République que nous allons assister en Guinée, à vous suivre de près ?

Mais bien sûr ! Peut-être que cela va changer les donnes si c’est ce qui peut conduire au bonheur pour tous. C’est la femme qui sait caresser. Partout où il y a le feu, elle saura mettre de l’eau, pour l’éteindre pour ne pas que ça se propage. Elle est toujours disponible pour tous les fils du pays, voire les pays voisins en difficulté. Pour ma part, de la façon dont je vois la classe politique guinéenne, il faut une femme pour faire évoluer les choses dans le bon sens.

Est-ce que vous allez donner à ce slogan une force et un contenu lors de la campagne ?

Naturellement que oui ! Car, si nous devons nous dire la vérité, il n’y a pas mieux que les femmes pour aider le pays à sortir de la crise. A ne pas oublier qu’on a dit que notre objectif, c’est ‘’Enjeu femme’’ pour l’égalité des chances. Non pas que pour l’UPR seule, mais pour toutes les formations. Parce qu’on a demandé les 30%, mais au résultat, nous n’en avons pas. Donc, il faut qu’on se batte, qu’on agisse sur l’essentiel de l’électorat et avoir des lois et les appliquer. C’est d’en faire une priorité pour le peu qui sera à l’Assemblée.

Dans ce combat et pour cet objectif, avez-vous des exemples à nous citer parmi les guinéennes ?

Mais elles font la fierté de nous tous. Je veux parler de M’Balia Camara et Jeanne Martin Cissé pour exemples, pour les plus anciennes. Pour nos contemporaines, vous aviez Hadja Rabiatou  Diallo du CNT. Leur idéal ne sera jamais trahi. La lutte continue pour la confirmation de toutes les libertés  et des droits acquis de haute lutte. Ce sont des exemples qui prouvent que lorsque la femme est quelque part, elle veut absolument réaliser sa mission.

Madame, on vous a souvent vu aux cotés de la Première dame de la république. Quelles sont vos relations si vous le permettez ?

C’est des relations d’amitiés sincères, de franche collaboration pour le bien de la nation. A ne pas oublier, c’est une femme formidable, qui aime la Guinée et les Guinéens. Elle est très humble et simple, ce qui est loin à de la timidité comme le pensent certains.

La Première dame va-t-elle jouer un certain rôle dans votre campagne pour les législatives ?

Elle me soutient certes, et je crois que nous avons la même vision pour le pays.

Pour ce qui est des réformes, quelles en seront les points forts  dans notre parlement si vous y siégez ?

Sans ces propositions de lois qui soient en faveur des Guinéens en général et des femmes en particulier, il n’y aurait pas ma raison d’être au parlement. Je me battrai pour que des réformes soient assurées pour aider les femmes, les enfants et les démunis, comme les mandians et les handicapés. En priorité, il faudra qu’il y ait une loi pour rectifier les 30% qu’on nous a arraché. La loi pour les veuves. Des femmes qui ont perdu leurs conjoints et qui souffrent énormément dans un silence assourdissant. Une loi pour lutter contre l’exploitation des enfants. Qu’on cesse de les exploiter, de les violer et de les vendre. Qu’on refuse de les laisser servir de soldats dans les conflits, ou être sur des marchés d’organes.

Que vous inspire cette grande plaie sociale qu’est  la souffrance atroce que vivent ces handicapés au bord de l’autoroute, au niveau de Donka et près de la grande mosquée Fayçal ?

Vous le dites vous –même, que c’est une grande plaie sociale. C’est aussi une réelle préoccupation pour tous ceux qui y passent tous les jours, en les regardant vivre là, avec le peu, dans un état de manque absolu. Un dénuement extraordinaire. C’est donc une obligation pour nous qui serons à l’Assemblée de faire quelque chose pour arrêter cette souffrance des handicapés à Donka et partout en Guinée. Ce, en les recasant dans un centre adéquat, et donner les moyens et les infrastructures pour que leurs enfants cessent d’errer à travers la ville. Qu’ils soient des élèves et des cadres compétents  de la nation, car ce sont leurs parents qui sont handicapés, pas les enfants. En tout cas dans d’autres pays, les handicapés sont pris en compte et ils deviennent autant que possible des spécialistes dans certains secteurs de la vie pratique. C’est à cela qu’on doit s’atteler.

Et si on ne s’en occupe pas, quelles seront les conséquences pour la nation ?

En ne s’occupant pas de ces handicapés et de leurs enfants, on va créer d’autres handicapés sociaux qui resteront accrocher à nous pour le reste. C’est pourquoi, on doit dès maintenant arrêter la machine à créer des malheureux en Guinée, suite à un handicap quelconque. Personnellement, je sponsorise certains enfants qui fréquentent des écoles discrètement. Je les assure tout ce qu’il faut pour la réussite de leurs études. Cette image est l’une des images fortes qui frappent les étrangers qui foulent le pays. Il arrive à se demander ce que font les Guinéens, surtout les femmes.

A quel rôle s‘attendre de la part de la justice dans cette atmosphère de violence, car on assiste à un manque d’application des peines ?

Je pense qu’on doit féliciter les hommes de droit et ceux en tenue. Regarder dans quelles conditions ils travaillent ? Ils n’ont pas les moyens suffisants pour assurer notre sécurité et faire montre d’une justice équitable. Il suffit de regarder autour de nous pour comprendre quelle place pour les magistrats et leurs auxiliaires. En Guinée, il y a beaucoup à faire pour la justice. Ici on ne les reconnait pas et tout ce qui se passe, on dit que c’est les hommes en tenue. Mais s’ils n’étaient pas là, ce serait encore plus grave.

Si on vous demande un message pour le peuple de Guinée en peu de mots ?

Je demande au peuple laborieux de Guinée, d’accepter de voter le 24 septembre. Voter utile et non voter pour voter. Il ne s’agit pas de voter pour de la publicité non plus. Il faut voter pour ceux qui peuvent défendre les intérêts de la Guinée, puisque vous êtes les sans voix. Aux femmes de Guinée, je demande qu’elles votent pour nous les femmes, pour qu’on sorte le pays de la misère. Je suis du parti UPR, symbolisé par le parapluie pour sauver des générations de Guinéens. Votons donc utile, votons tous UPR !

Propos recueillis par Aboubacar Sidick Sampil

Tel de www.actuconakry.net : +224 622 56 56 67

 

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