La presse internationale et la Communauté internationale découvrent les secrets cachés d’un diamantaire milliardaire qui croyait s’acheter un pays, la Guinée, ses dirigeants et ses inestimables ressources minières

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Imaginez que vous êtes le leader d’un pays africain et le budget de votre gouvernement est de 1,2 milliards de dollars. Cette même année, un investisseur vend 51 pour cent de leur participation dans une immense mine de minerai de fer dans votre pays pour 2,5 milliards de dollars. Donc le double du budget annuel du gouvernement. Il est aujourd’hui un secret de polichinelle que la Guinée est un scandale… minier. Tous les minerais du monde se sont donné rendez-vous sous le sol béni de la Guinée. Et évidemment cela ne va pas sans risques et surtout sans tentatives de déstabilisation. Comme par hasard, depuis que les autorités guinéennes ont décidé de recevoir certains contrats miniers iniques, une avalanche de foudre s’est abattue sur le pays.

Le Président de la République, le professeur Alpha Condé, hier adulé par la presse internationale, est devenu du jour au lendemain un dictateur, dépeint sous des caricatures qui étonnent les Guinéens tant ils ne reconnaissent pas en ces images leur président.
Des structures de communication à l’échelle mondiale sont payées pour ternir l’image des autorités guinéennes. BSGR, pour ne pas le nommer, depuis que cette société a été priée d’expliquer les termes de sa joint-venture avec Vale sans que l’Etat guinéen n’en soit informé, a décidé d’en découdre avec les autorités guinéennes.
Tout y passe, campagne de presse, corruption, tentative de déstabilisation, j’en passe et des meilleures. Malheureusement pour cette société, plus elle essaye de s’attaquer sur tous les fronts au pays, plus les évènements donnent raison à la Guinée et aux Guinéens.
Il y va ainsi de l’acte hautement patriotique de Mamadie Touré, épouse de l’ex président Lansana Conté, qui a permis de comprendre l’étendue de la corruption qui entourait la venue de BSGR en Guinée et l’accaparement par celle-ci des blocs I et II de Simandou.
Grâce à Mamadie Touré, une avance significative a été apportée dans l’affaire BSGR et qui a conduit à l’arrestation aux Etats-Unis d’un agent de BSGR, FREDERIC CILINS. Selon la justice américaine, “à compter d’au moins, ou autour de mars 2013 et jusqu’au, ou autour du 14 avril 2013, dans le District Sud de New-York et ailleurs, FREDERIC CILINS, le prévenu, intentionnellement et en toute connaissance de cause, s’est attaché au moyen de pots-de-vin, à faire obstruction à la communication, et à retarder et empêcher la communication, par une personne à un enquêteur criminel, d’informations relatives à une infraction aux lois pénales des Etats-Unis et, en particulier, CILINS a offert de l’argent à une autre personne, en échange du consentement de cette personnes à fournir à CILINS, en vue de leur destruction, des documents que des agents du Bureau Fédéral d’Investigations conduisant une enquête portant sur des infractions aux lois pénales avaient demandé à cette personne de fournir ».
Cette personne est bien évidemment Mamadie Touré qui, en appuyant la justice américaine, a par la même occasion, rendu service à son pays. Mamadie Touré n’aura été que manipulée par des cadres bien connus pour faire obtenir ces permis.
Ce sont ces cadres qui se mettent au service de Benny Steinmetz contre les intérêts de la Guinée car leur mentor est démasqué. Ces cadres vous les connaissez, ce sont ceux qui, alors que le Général Lansana Conté était malade et ne maitrisait plus la réalité des affaires de l’Etat, ont engagé le pays dans des contrats et conventions répugnants. Le Général Lansana Conté loin d’avoir été un dictateur fut en fait une victime de plus de ses mauvais collaborateurs.

Et ce sont ces mêmes cadres aujourd’hui, qui combattent l’Etat, valets locaux de BSGR et de Benny Steinmetz. Ce sont ces cadres qui, aujourd’hui encore tentent de manipuler les jeunes avec l’argent de Benny Steinmetz. Peine perdue.

Voici dans cette brochure, une série d’articles sur la question, écrits par des journalistes indépendants et crédibles de la presse internationale.
Le proverbe dit qu’on peut être couché sur une natte tissée d’intelligence sans le savoir. Ne pas le savoir est une chose excusable. S’appliquer à l’oublier est condamnable. Ce ne sera pas le cas avec les mines guinéennes.
Le gouvernement guinéen a salué l’arrestation aux États-Unis d’un Franco-Israélien pour obstruction à la justice dans une enquête américaine pour corruption autour d’un contrat minier en Guinée, selon un communiqué transmis à l’AFP à Dakar par la présidence guinéenne. « Le Ministère d’Etat chargé de la Justice de la République de Guinée prend acte de l’arrestation aux Etats-Unis dans la soirée du 14 avril 2013 de Frédéric CILINS, individu de nationalité franco-israélienne » dans le cadre d’une enquête fédérale américaine, affirme ce communiqué daté de lundi.
De même source, M. CILINS est « poursuivi pour subornation de témoin, entrave à l’exercice de la justice et tentative de destruction d’éléments de preuves relatifs » à cette enquête « portant sur les circonstances de l’acquisition de titres miniers en République de Guinée par le groupe israélien BSGR (Benny Steinmetz Group Ressources).
« Cette arrestation et l’enquête dans laquelle elle s’inscrit appuient la politique de transparence, de lutte contre la corruption et contre l’impunité que mène actuellement le gouvernement guinéen », affirme dans le communiqué le ministre guinéen de la Justice, Christian Sow.
« Cela démontre qu’il n’est plus possible de mettre la main impunément sur les ressources naturelles de la Guinée. Nous saluons, encore une fois, le soutien des Etats-Unis dans nos efforts visant à renforcer l’Etat de droit en Guinée, à lutter contre la corruption et à promouvoir la transparence pour soutenir le vrai développement économique de notre pays », ajoute M. Sow.
Lundi, les Etats-Unis ont annoncé l’arrestation la veille sur leur sol de Fréderic CILINS, Français de 50 ans, et son placement en détention jusqu’à sa comparution devant un juge le 18 avril. Selon la justice américaine, une enquête pénale est conduite depuis janvier par un jury fédéral sur le blanchissement de pots-de-vin qui auraient été versés par une société minière non identifiée à d’anciens responsables guinéens pour remporter des concessions.
M. Cilins aurait « à plusieurs reprises tenté de faire obstruction à l’enquête » en faisant pression sur un témoin « coopératif », l’ex-femme d’un haut responsable guinéen décédé. Il aurait tenté d’acheter et de détruire des copies de contrats entre cette femme et l’entreprise minière.

La Guinée abrite d’immenses richesses minières – fer , diamants, bauxite et alumine – mais ces ressources ne profitent guère à ses habitants, dont plus de la moitié vit dans la pauvreté.
Le temps. Média suisse de référence, Guinée, le Coup de Trop du Groupe STEINMETZ

La justice américaine enquête sur les conditions d’obtentions d’un immense gisement de fer aux confins de la forêt guinéenne. Un homme est en prison en Floride. BSGR dément tout lien avec ces activités en Guinée. Ce groupe minier dépend d’une fondation dont le bénéficiaire est le milliardaire israélien vivant à Genève Beny Steinmetz
Incarcéré en Floride depuis un mois, Fréderic C. a tout loisir de penser à son rendez-vous du 11 avril à Jacksonville. « Il faut détruire les documents de toute urgence », répète-t-il alors, sans se douter qu’il est sur écoute. La jeune femme en face de lui vient de lui avouer que la police est sur leur piste. On l’a interrogée sur des « pots-de-vin et des contrats miniers en Guinée ». Mamadie T. était la quatrième épouse du défunt dictateur guinéen Lansana Conté. Pour qu’elle se taise, Frédéric C. lui promet un million de dollars. Et éventuellement « cinq ». Prudente, elle demande si un responsable a donné son feu vert. « Bien sûr », répond le Français, qui revient le week-end suivant pour tout brûler. C’est là qu’il se fait cueillir par les agents du FBI. Il n’a pas eu le temps de faire disparaître une série de documents « relatifs à l’attribution des concessions de Simandou », selon leur déposition, le plus grand gisement de fer encore non exploité au monde, dans le sud-est de la Guinée-Conakry.
Derrière Frédéric C., un personnage mystérieux qui avait ses entrées à Conakry, la justice américaine pourrait viser la société BSGR, conglomérat minier propriété d’une fondation dont Beny Steinmetz et sa famille proche sont les uniques bénéficiaires. Le milliardaire israélien, 57 ans, réside à Genève avec sa famille, dans un immeuble grand siècle sur les quais. Son entourage indique qu’il passe près d’un tiers de son temps en Israël. Présenté par l’agence Bloomberg comme la « plus grande fortune israélienne, il a pris la succession de la société diamantaire Steinmetz Diamonds Group, fondée par son père et chapeautée par une société basée à Genève. Ses activités lui ont parfois valu d’être décrit comme un flibustier écumant le continent africain pour piller ses trésors. « L’Afrique n’est qu’un chapitre de l’histoire du groupe, qui dispose aussi d’un important bras immobilier, d’un hedge fund maison, d’une marque de diamants », rétorque un proche du milliardaire. Reste que le groupe minier BSGR – dans lequel on réduit le rôle de Beny Steinmetz à celui « d’ambassadeur et de conseiller » – risque gros.
A suivre…

Par Boris Mabilard, Pierre -Allexandre Sallier

 

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