Enjeux des législatives guinéennes: du changement ou des menteurs et traître, qui choisir ?

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Dans la Guinée, l’enterrement des valeurs, de toutes les valeurs formant, dans toute société humaine, des digues à la conscience du bien et du mal, sous le règne du système auxquels ont appartenu presque les politiciens (anciens Premiers ministres ou simples ministres ou encore hauts cadres), a tué l’âme patriote à nombre de Guinéens. Ces gens qui ont été animateurs cupides de l’Etat veulent vous solliciter, demain.

En attendant, ils incitent leur gouvernement invisible à manipuler des mobiles fallacieux qui guident des jeunes, sans repères, dans la rue. Comment un seul Guinéen,  conscient et patriote, un Guinéen de Guinée peut-il se rebeller pour manque d’électricité, lui de la culture de « tè fa, tè sikha » (la lumière est, la lumière est partie)? Pourquoi s’attaquer à des symboles qui ne sont, ni d’EDG, ni fournisseurs ou producteurs d’électricité ? Quel citoyen peut-il me dire que depuis l’indépendance à nos jours, les gouvernements successifs, auxquels ont appartenu les politiciens en lice pour les législatives, lui ont assuré de l’électricité « normalement » pour qu’il puisse se révolter, aujourd’hui, en cassant tout sur le passage sous prétexte qu’il  en manque ?

Qui est le Guinéen qui comprendrait cette manipulation qui a la senteur et l’odeur de ce gouvernement invisible à l’action nocive et corrosive de la paix sociale ?

Si c’est pour retarder les législatives, la stratégie est déjà flouée parce que les Guinéens sont prêts pour les urnes du 24 septembre2013.

Est-ce vraiment l’absence d’électricité et le manque d’eau qui poussent la jeunesse guinéenne à la délinquance dans les rues de Conakry ?

Pour celui qui a vécu en Guinée, la réponse est non ! Mille fois non !

Dans le contexte, qu’est-ce qui expliquerait l’hérésie des uns, l’incivilité des autres ainsi que la folie collective juvénile en manifestation dans les rue et quartiers de la capitale guinéenne ?

L’approche des élections, qui auront lieu le 24 septembre, n’est pas étrangère à cette mobilisation, mais elle n’explique pas tout. D’autres raisons peuvent être avancées. Le mensonge la manipulation et la trahison permanente.

Rappelons-nous que les pratiques du passé, au cours duquel beaucoup d’entre nous ont été tués, sont encore vivaces chez la plupart des politiques guinéens actuels. En ce qui est du mensonge, regardons du côté de nos politiques de l’opposition radicale. Depuis la présidentielle, l’héritage de leur gestion passée est portée à l’actif du gouvernement Alpha Condé. Alors que chacun d’eux est comptable. En refusant d’assumer cette responsabilité, ils ne sont que des menteurs invétérés.

L’un des premiers, est celui qui ne cesse de targuer d’avoir apporté l’électricité à son époque.  En effet, il avait verni son passage à la primature avec un éclair fumeux. Fourniture, de façon éphémère, de l’électricité avec des groupes électrogènes dont la durée de vie était bien connue de lui.  Il oubliait  simplement que l’Etat est continuité. Ses œuvres devraient être pérennes, la sienne ne l’ayant pas été ; nous rendons dans le domaine de la supercherie, donc du mensonge dont il n’est pas au premier acte. Deux pays de naissance pour lui seul en disent long. Son courant électrique est parti avec et en même temps que lui. Donc il n’y a point lieu à pavoiser. Alors qu’il fut dans notre histoire politique, le seul PM à disposer d’une caisse noire bien garnie, il aurait pu faire. Il se l’est pas autorisé parce qu’il avait plutôt focalisé le regard sur ce qui renflouait ses poches que l’intérêt général des Guinéens. Ainsi avait-il dépossédé nos illustres artistes du Bembeya jazz international de leur parcelle.

Le deuxième menteur dans le camp de l’opposition radicale, était arrivé à la primature à la suite du combat acharné que nous avions mené contre le système pourri qui était en place à l’époque. Il avait été choisi en écho à l’aspiration de la majorité des Guinéens qui ne voulait plus continuer à subir  le système Lansana Conté. Nous l’avions applaudi et appuyé à son arrivée. Malheureusement, comme tout parvenu, il n’avait pris la mesure de l’histoire qui s’écrivait à l’encre de sang frais de la jeunesse guinéenne et aux pages mouillées de larmes de nombreux Guinéens dont certains étaient morts précocement.

Il fut, simplement, le malheur des Guinéens. En effet, après être roulé et plié sous les pieds des « kansi mati » (vendeuses de cacahuètes) du Général-Président, il s’était révélé un piètre menteur, prêchant, ici et là, des promesses sans lendemain, grâce auxquelles il avait réussi à se maintenir momentanément. Ayant su sa vraie nature, nous l’avons combattu et avions fini par le terrasser. Leur système l’achevait en le vomissait misérablement. Il dégringola honteusement du piédestal où les populations guinéennes l’avaient hissé. C’est après qu’il a retourné la veste pour se découvrir une qualité d’opposant et une capacité qu’il a eue l’occasion de prouver au poste de PM, ne l’a jamais fait parce qu’il est loin de la culture démocratique qu’il torpille maintenant avec ses compères.

Entre les deux, un troisième. Trente ans de carrière pour zéro bénéfice aux Guinéens, sinon pour lui-même. Parti de rien, il est dit riche, mais riche de vol. C’est seulement en Guinée qu’un fonctionnait devient gagnant d’une loterie à laquelle il n’a jamais joué. Le protecteur s’appelle l’impunité.

Celui-ci est un véritable traître, au sens premier du mot.

Publiquement, il avait déclaré qu’il ne s’attaquera jamais à son bienfaiteur, feu le Général Lansana Conté. A peine n’avait-il pas terminé le discours qu’il oubliait et le livrait au pilori. Lui qui avait été « licencié pour faute lourde » accusait désormais Conté. Il se trahissait, par la même occasion, car l’usurpation de la signature de celui-ci et l’usage de faux en écriture était enregistrés dans les documents de la vente de l’usine de Friguia. Traître ?

Oui, il l’est !

Pour les législatives annoncées, il n’est pas parti par quatre chemins. Il a évincé encore son autre bienfaiteur. Celui qui créa l’UFD avec d’autres amis.

Bref rappel.

Dans les premières années de son existence, l’UFD rencontrait des difficultés liées au  leadership en son sein. Des militants de l’extérieur et la direction nationale ne regardaient pas dans la même direction. Le congrès d’avril 1995, pensait-on, allait guérir le mal. Mais, le rapporteur des statuts, feu Alpha Ibrahima Sow, chargé de le rédiger, se tailla la part du lion en s’autoproclamant Président de l’UFD alors que le congrès avait décidé de la création d’une présidence du Conseil permanent. Un congrès extraordinaire, convoqué les 30 et 31 août 1997, changea le nom UFD en Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG).

Après, il eut des aventures de tentatives de fusion, avec d’autres formations politiques. Toutes se sont soldées par des échecs. Au début de l’année 2007, l’UFDG fit une nouvelle proposition d’alliance électorale à l’UPR et d’autres partis de l’opposition. En réponse, l’UPR voulut l’avaler par une fusion qu’elle refusa, tout logiquement.

C’est après ces péréipéties que l’UFDG de Bah Oury entre en négociation avec le traître, livré au chômage et sans perspectives. D’ailleurs, sa tournée lui enseigna qu’il n’était bon, nulle part au monde, que dans leur système. Il n’eut d’autre choix que le plus simple en Guinée : entrer en politique. En novembre 2007, le voilà accepté comme militant à l’UFDG. Il en devient le président, sans avoir prouvé son militantisme comme cela se passe dans des formations politiques dignes du nom. Le 15 novembre 2007, feu Bâ Mamadou, ruiné financièrement, devenait Président d’honneur et Bah Oury relégué Premier Vice-président. Son sort était désormais scellé à son insu.

Mais la mémoire est amnésique chez le traître si bien qu’aujourd’hui, il a oublié toute cette histoire. Son premier Vice-président est hors-jeu législatif au même titre que ses alliés. Son parti est orphelin de lui, le géniteur. Aucun  de ses représentants n’est accepté sur la liste du traître qui aurait vendu chère les place aux marchands qui veulent siéger à l’hémicycle. D’ailleurs, ouvrons une parenthèse importante pour ceux qui ne le savent pas. Lorsque Bah Oury a fui la Guinée, des négociations eurent  lieu pour son éventuel retour. Le premier à s’y opposer aurait été le président de l’UFDG.

Sa trahison se poursuit !

Aoubacar Sylla et Mouctar Diallo ont été préférés, par le rang qu’ils occupent sur la liste des candidats de l’UFDG aux législatives, aux militants de premières heures. Le porte-parole habituel est disqualifié. L’égrenage du chapelet de sa traitrise n’est plus que. Le voilà prêt à affronter un de ses alliés d’hier à Kindia. Peut-être, s’opposera-t-il à d’autres alliés qui n’ont assez « mouillé le maillot » ? ce ne serait pas surprise !

En son temps, Ministre des transports, et parmi tous les pairs des pays de la sous-région ouest africaine, il avait été le seul à avoir accordé la licence de vol à un avion-épave qui fit crash au Bénin à son premier décollage et tua des compatriotes. Les indemnités versées ne seraient toujours pas parvenues aux victimes ou à leurs parents.

Après le 28 septembre, en catimini, avec deux des anciens PM, il perçut deux milliards de FG. Il a fallu que nous le dénoncions publiquement pour l’entendre laconiquement parler du versement de la sommes à son ombragée fondation. Vrai ou faux, sa conscience lui parle encore !

Au regard de tous ces faits parmi tant, et tant, d’autres :

Guinéen, électeur, je veux t’interroger. Quand tu seras dans l’isoloir, vas-tu voter pour un traître ?

Guinéenne, électrice ; vas-tu faire confiance à des menteurs ?

Jeune électeur de Guinée, vas-tu confier le sanctuaire où s’élaboreront nos lois à des manipulateurs de consciences?

Travailleurs de Guinée, vous êtes décideurs du nouveau destin à écrire, accorderez-vous votre confiance à ces politiques qui ont habillé la Guinée de honte et de misérables conditions de vie ? L’avenir de nos enfants va s’écrire, pensez-y pour faire le choix du changement !

Notre pays n’a-t-il pas suffisamment souffert sous la gouvernance de ces convertis sans conviction et tous des justiciables en sursis ?

Votre conscience et celle de chaque Guinéen sont fortement interpellées. L’histoire guinéenne vous jugera selon votre choix.

Le choix se fera entre ceux qui ont abaissé la Guinée, dont les conséquences sont la misère et l’inculture qui nous retardent et ceux qui veulent changer, avec vous le pays, afin de vous rendre la dignité à la place de l’indignité qui a vidé notre pays de toutes valeurs morales et de toute vertu humaine. En cela, les législatives du 24 septembre 2013 sont capitales pour le changement en et de la Guinée.

Jacques KOUROUMA  pour soleildafrik.info

 

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