Mort du général Kèlèfa Diallo et compagnie: Le rapport d’enquête du crash de l’avion guinéen au Liberia dévoilé

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Après 45 jours d’enquête réalisée au Liberia, en Guinée et aux Etats Unis, la Commission d’enquête mise en place pour déterminer les causes du crash d’avion survenu le 11 février dernier tuant 11 officiers de l’armée guinéenne, a officiellement publié mardi, 09 juillet 2013, les résultats de ses travaux menés sous la présidence de l’expert libérien, Richeliel Achié Williams et la vice-présidence du guinéen, colonel Bafodé Diaby.

Cette commission, composée de 21 experts dont 10 guinéens et 11 libériens, a révélé, à l’occasion d’une conférence de presse qu’elle a animée au Camp Almamy Samory Touré à Conakry, siège du ministère délégué à la Défense Nationale, présidée par le ministre dudit département, Abdoul Kabélè Camara, que ‘’le manque de concentration et de repos des pilotes constituaient les causes réelles de ce crash d’avion au large de Monrovia ce 11 février 2013’’, coûtant la vie à 11 officiers de l’armée guinéenne dont l’ex-chef d’Etat major général des Armées, Souleymane Kèlèfa Diallo

Selon Richeliel Achié Williams, expert libérien, président de la Commission d’enquête, le pilote principal devrait avoir huit heures de repos avant de faire le vol ; chose qu’il n’avait pas faite en plus du manque de concentration des membres de l’équipage.

Au décryptage de la boîte noire que nous avons effectué aux Etats-Unis en présence du fabricant de l’appareil, les pilotes se parlaient, ils n’étaient pas concentrés aux instructions que donnaient la Tour de Contrôle. Toutes leurs discussions ont été enregistrées dans la boîte noire”, a fait savoir Achié Williams.

Dans sa présentation, le président de la Commission a aussi indexé le facteur environnemental, indiquant que “la nature était nuageuse, mais cela est moins important parce que ça n’empêchait pas les avions de décoller et d’atterrir, tout dépendait de la décision du commandant du vol qui pouvait changer la trajectoire pour éviter d’être sous la ligne de mire”.

Enfin, la Commission d’enquête a recommandé aux autorités, la responsabilité dans leur prise de décisions pour éviter de tel cas d’accident.

Les enquêteurs ont précisé qu’ils ont réalisés les travaux sous l’égide de l’Organisation Internationale de l’Aviation Civile (OIAC), ajoutant que les résultats ont été d’abord présentés aux chefs d’État libérien et guinéen avant d’être rendus publics.

GUINEE24.COM et OS/ABD/FDF/AND/AB/ST

 

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