La CENI aurait-elle déjà trouvé une date aux législatives ?

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Après le miracle du dialogue salvateur, la CENI ne veut pas faire attendre les électeurs guinéens pendant longtemps encore.

 L’organe organisateur des élections s’est tout de suite mis à l’œuvre pour enterrer définitivement la transition dont l’agonie n’a que trop duré, mais du fait des acteurs indélicats et peu enclins à se laisser toucher par la vibration de la fibre patriotique à l’appel de la paix sociale pour un développement pour tous.

Et la communauté internationale a réussi à réaliser ce que l’indélicatesse des justiciables en sursis, aujourd’hui couverts du manteau immunisant de la politique, ont empêché durant un peu plus de deux ans. Qui avait dit qu’il faut chauffer le cul aux tortues pour les faire marcher ?

En tout cas, la mésaventure honteuse  des deux pelées et tondues venues en visiteurs de l’arrière-cour de l’assemblée nationale française aura été bénéfique pour la Guinée du changement.

En effet, messieurs Mamadou Cellou Dalein Diallo et Lancina Kouyaté, sommés de retourner à la table du dialogue, n’avaient plus aucune autre issue que d’accepter le compromis obtenu sous l’égide la Communauté internationale, la CEDEAO, la francophonie et les facilitateurs guinéens.

A présent, les Guinéens ne veulent plus attendre encore plus longtemps. La CENI, dans ce contexte, n’a plus de raison de jouer ni à la pause, ni à la mi-temps. Le coup de sifflet électoral ayant retenti, elle doit trouver une date et la plus proche serait la bienvenue.

Des indiscrétions nous font comprendre que ça sera chose faite à la fin de la semaine qui court. La mi-juillet semblerait être le tempo retenu par Bakary Fofana et ses collaborateurs afin de libérer les Guinéens en propulsant leur pays dans l’ère de la démocratie dont l’accouchement a été un long et douloureux travail.

Après, tous les yeux, tous les regards seront désormais rivés sur le professeur Président et son gouvernement. Ils devront montrer et démontrer, prouver et justifier que le changement est en marche ; que la Guinée va décoller en lançant les grands travaux qui vont absorber le chômage de la jeunesse guinéenne.

Oui l’équipe gouvernementale devra, elle aussi, s’élaguer pour que le train du progrès guinéen ne soit pas un omnibus, mais un TGV.  Pour cela, il faudra des compétences avérées nécessairement auprès et autour du Président pour le grand bonheur des Guinéens qui croient au changement.

Jacques Kourouma pour soleildafrik.info

 

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